Orquideario du Jardin botanique de Quito
Quito, Pichincha
Fiche mise à jour le 1er octobre 2026
- Année
- 1995
- Style
- Structure métallique en trois corps, deux serres encadrant une partie centrale à dôme
- Dimensions
- Serre chaude ≈185 m², serre froide ≈462 m², espace central ≈493 m²
- Statut
- Ouvert au public
L’orquideario est le cœur du Jardin botanique de Quito, aménagé dans le parc La Carolina à l’emplacement de l’ancienne pépinière municipale. Sa construction a débuté en août 1995 grâce à un don important de Gisela Neustaetter. La structure métallique comprend une serre fermée pour les plantes de climat chaud, une serre pour celles de climat froid et, entre les deux, un espace couvert d’un dôme réservé aux événements culturels et scientifiques. Les orchidées, tropicales et d’altitude, y sont présentées sur des pierres, au sol ou sur des troncs, dans une collection qui dépasse 1 200 espèces.
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Histoire
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Le Jardin botanique de Quito naît en 1989, à la suite d’une convention entre le Musée équatorien des sciences naturelles, le Club de jardinage et la municipalité de Quito, qui transforme l’ancienne pépinière municipale du parc La Carolina en jardin botanique. En juin 1991, la Fondation botanique des Andes est créée pour conduire des actions de connaissance, de protection et de conservation de la flore équatorienne.
L’orquideario est la pièce maîtresse de cet ensemble. Les sources consultées situent le don décisif de Gisela Neustaetter en 1995 (le mois varie d’une source à l’autre) et indiquent que les travaux de construction ont commencé en août de cette année-là. Quelque 3 000 plants d’orchidées, cultivés par l’Association d’orchidologie de Quito ou sauvés de zones menacées, y ont été transférés. La direction actuelle du jardin rappelle que l’ensemble s’est construit au fil des années sous l’impulsion de cette donatrice.
L’orquideario a servi de cadre à plusieurs expositions : « Mille et une orchidées » en 2006 avec l’Association d’orchidologie de Quito, l’Exposition universelle d’orchidées de 2009 (présentée au Palais de cristal de l’Itchimbía, avec 28 000 visiteurs et une conférence scientifique sur les orchidées andines), puis en 2019 la 6e exposition internationale « Alexander von Humboldt », à l’occasion des 250 ans du naturaliste, au cours de laquelle quatre nouvelles espèces ont été décrites.


Architecture et technique
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L’orquideario est une construction à ossature métallique répartie en trois corps. D’un côté se trouve une serre fermée de 185 m² destinée aux plantes de climat chaud ; de l’autre, une serre de 462 m² pour les plantes de climat froid. Entre les deux s’étend un espace central de 493 m² couvert d’un dôme, qui accueille des manifestations culturelles, scientifiques et sociales.
La climatisation de l’ensemble est pilotée par un système d’irrigation informatisé à commandes électroniques, qui permet de maintenir des conditions distinctes dans les deux serres. Cette distinction répond à la géographie équatorienne : les orchidées des basses terres tropicales et celles des forêts de montagne n’ont pas les mêmes besoins en chaleur et en humidité. Les sources consultées ne donnent ni le nom de l’architecte ni la nature exacte du vitrage ; ces points sont donc laissés de côté.
Les plantes ne sont pas alignées sur des tablettes, mais disposées, comme dans la nature, sur des pierres, directement dans le sol ou fixées à des troncs d’arbres, ce qui donne aux serres l’allure d’un sous-bois miniature.


Collections végétales
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Les deux serres rassemblent plus de 1 200 espèces d’orchidées, parmi lesquelles des espèces indigènes d’Équateur et des hybrides. La serre chaude présente les orchidées tropicales, la serre froide celles d’altitude, qui poussent dans les forêts nuageuses des Andes. Une partie des plantes provient de sauvetages : des individus récupérés dans des secteurs où leur habitat était menacé ont été confiés au jardin.
Les expositions organisées avec les associations d’orchidophiles ont donné lieu à des colloques scientifiques, et quatre espèces nouvelles ont été publiées à l’occasion de l’exposition de 2019, ce qui donne à l’orquideario une place dans les travaux de description de la flore andine.
Le reste du jardin complète la collection de serres par des plantations de plein air : zones humides, forêt de nuages, páramo, plantes médicinales et fruitiers indigènes.
Visiter
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L’orquideario se trouve à l’intérieur du Jardin botanique, lui-même situé dans le parc La Carolina, près du Musée équatorien des sciences naturelles. Le jardin occupe environ 18 600 m², de sorte qu’une visite complète, serres comprises, se conçoit sur une demi-journée tout au plus.
Les expositions d’orchidées, organisées avec l’Association d’orchidologie de Quito, sont les meilleurs moments pour voir un grand nombre d’espèces en fleur ; il est utile de se renseigner sur le calendrier auprès du jardin. Le parc La Carolina, vaste espace public au cœur de la zone d’affaires, permet de prolonger la sortie, tout comme le musée voisin consacré aux sciences naturelles.
0.19° S, 78.48° O
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