🇿🇦Afrique du Sud·Ouvert au public

Serres du jardin botanique de l'université de Stellenbosch

Stellenbosch, Cap-Occidental

Serres du jardin botanique de l'université de Stellenbosch, Stellenbosch, Cap-Occidental
Photo : Ad Meskens You are free to use this picture for any purpose as long as you credit its author, Ad … — CC BY-SA 4.0

Fiche mise à jour le 3 octobre 2026

« Une Welwitschia semée en 1926 par le premier conservateur pousse toujours à sa place d'origine, dans une serre aride rebâtie deux fois depuis. »
Année
Jardin 1922 · serre tropicale des années 1920
Style
Serres de jardin botanique universitaire : serre tropicale, serres arides, fougeraies
Statut
Ouvert au public

Le jardin botanique de l'université de Stellenbosch, présenté comme le plus ancien jardin botanique universitaire d'Afrique du Sud, occupe depuis 1922 un terrain du centre de la ville. Ses serres en forment le cœur : une serre tropicale construite dans les années 1920, dont la toiture a été surélevée lors d'une rénovation, des serres arides pour les succulentes et les plantes du Karoo, et deux fougeraies. L'une des serres arides abrite toujours la Welwitschia mirabilis semée en 1926 par Hans Herre, premier conservateur, dont les cônes et les graines obtenus en 1949 avaient fait parler d'eux dans la presse internationale.

Préparer la visite

Liens partenaires — en réservant via Verrière, vous nous aidez à financer les recherches, sans surcoût pour vous.

Itinéraire
Pour approfondir

Histoire

1 min

Le jardin naît en 1902, lorsque Augusta Vera Duthie, alors chargée de cours en botanique, cultive des plantes à côté du bâtiment principal de l'époque pour la recherche et les travaux pratiques des étudiants. Le professeur Gert Cornelius Nel obtient ensuite du conseil de l'université un terrain réservé au jardin, en 1921 selon certaines sources, en 1922 selon d'autres ; l'aménagement du site actuel commence en 1922. Le jardin se présente aujourd'hui comme le plus ancien jardin botanique universitaire du pays.

Hans Herre, nommé premier conservateur en 1925, reste en poste jusqu'en 1962. Spécialiste des Aizoaceae, les « vygies » presque toutes endémiques de Namibie et d'Afrique du Sud, il mène de nombreuses expéditions de collecte dans les régions désertiques. En 1926, il sème des graines de Welwitschia mirabilis ; vingt-trois ans plus tard, en 1949, ces plantes produisent des cônes et des graines viables, une première en culture selon l'université, et l'événement est relayé par la presse internationale. Lui succèdent notamment Wim Tijmens (1962-1999), Deon Kotze (1999-2012), Martin Smit (2013-2018) et Donovan Kirkwood (2018-2025).

Les serres ont été reconstruites au fil du temps. La serre aride n° 2, où pousse la Welwitschia de Herre, a été rebâtie deux fois sans que la plante quitte son emplacement d'origine. La serre tropicale, élevée dans les années 1920, a été rénovée et rouverte au public après plusieurs années de fermeture. En 2018, le jardin a reçu l'accréditation de Botanic Gardens Conservation International pour son travail de conservation, et il a fêté son centenaire en 2023.

Serres du jardin botanique de l'université de Stellenbosch, Stellenbosch, Cap-Occidental — Photo was taken on 9 August 2025.
Photo was taken on 9 August 2025. · Gustavsmit23 — CC BY-SA 4.0
Serres du jardin botanique de l'université de Stellenbosch, Stellenbosch, Cap-Occidental — Photo was taken on 3 August 2023.
Photo was taken on 3 August 2023. · Gustavsmit23 — CC BY-SA 4.0

Architecture et technique

1 min

Le jardin ne possède pas de grand palmarium monumental, mais un ensemble de serres de culture et de présentation dispersées sur un terrain de quelques hectares : 1,7 ha selon un article de 2023, 3 ha d'espaces aménagés selon la fiche de Botanic Gardens Conservation International. Les guides décrivent trois serres vitrées principales, consacrées aux plantes tropicales, aux succulentes et à la flore du Karoo ; l'article de Wikipédia mentionne pour sa part deux serres arides et deux fougeraies.

La serre tropicale, construite dans les années 1920, a été transformée lors de sa rénovation : la hauteur du toit a été relevée pour laisser la place aux grands sujets tropicaux, et un dispositif technique y maintient la température entre 18 et 30 °C sans forte consommation d'énergie. Sous le climat méditerranéen de Stellenbosch, aux étés secs et chauds et aux hivers frais et pluvieux, ce contrôle est indispensable. L'université la présentait alors comme la seule serre tropicale publique en fonctionnement en Afrique du Sud, une affirmation antérieure à l'ouverture d'autres serres dans le pays.

Les serres arides jouent le rôle inverse : elles abritent de la pluie hivernale des plantes adaptées à la sécheresse. Les sources consultées ne donnent ni le nom des concepteurs, ni les dimensions des bâtiments.

Serres du jardin botanique de l'université de Stellenbosch, Stellenbosch, Cap-Occidental — Acapella competition
Acapella competition · Fezile Nkuna — CC BY-SA 4.0

Collections végétales

1 min

La pièce la plus célèbre est la Welwitschia mirabilis semée en 1926 par Hans Herre, toujours présentée dans la serre aride n° 2. Les serres arides et le jardin réunissent des succulentes et des xérophytes venues surtout d'Afrique australe et de Madagascar : l'arbre carquois (Aloidendron dichotomum), Dioscorea elephantipes, dite pied d'éléphant, et des vygies rares comme Herreanthus meyeri, genre dédié à Herre. Les fougères, dont des fougères arborescentes du genre Cyathea, et des prêles se concentrent surtout dans les deux fougeraies.

Le jardin cultive en outre des plantes carnivores (Nepenthes, Sarracenia, Drosera), une collection d'Oxalis lancée en 2001 qui rassemble environ 70 % des espèces d'Afrique australe, et la Western Cape Bonsai Heritage Collection, sans doute la plus importante collection de bonsaïs accessible au public en Afrique du Sud. Il conserve aussi des espèces très menacées, comme Marasmodes undulata, dont cinq des six individus connus s'y trouvaient selon un article de 2023.

Visiter

1 min

Le jardin se trouve au centre de Stellenbosch, rue Neethling, à courte distance à pied des rues historiques de la ville. Une à deux heures suffisent pour parcourir les serres, puis le bassin aux lotus et aux carpes koï, le jardin japonais, le jardin d'herbes aromatiques et l'arboretum. Le restaurant Katjiepiering, la boutique et la pépinière spécialisée complètent la visite.

La saison des pluies, en hiver austral, est le moment où le contraste entre les serres chauffées et le jardin extérieur se lit le mieux. Pour son centenaire, en octobre 2023, le jardin a organisé un festival floral, le Stellenbosch Flora Festival, en même temps que le festival Woordfees. La visite se combine facilement avec le centre historique et les domaines viticoles des environs.

Voir sur le globe interactif

33.94° S, 18.87° E

Vous avez une belle photo de cette serre ? Proposez-la pour cette fiche →

Sources (7)

  1. su.ac.za/en/node/2348
  2. su.ac.za/en/visitors/outdoor/botanical-garden/learn/about-us
  3. en.wikipedia.org/wiki/Stellenbosch_University_Botanical_Garden
  4. af.wikipedia.org/wiki/Universiteit_Stellenbosch_Botaniese_Tuin
  5. stellenboschvisio.co.za/subg-woordfees/
  6. tools.bgci.org/garden.php?id=584
  7. gardenvisit.com/gardens/stellenbosch_university_botanic_garden