Paradehuset, Gisselfeld Kloster
Haslev, Seeland
Fiche mise à jour le 5 octobre 2026
- Année
- 1876
- Architecte
- J. D. Herholdt
- Style
- Orangerie victorienne : granit, brique, bois, fonte et verre
- Statut
- Ouvert au public (parc du domaine)
Commandée par le comte Christian Conrad Sophus Danneskiold-Samsøe et dessinée par l'architecte J. D. Herholdt, cette orangerie de 1876 se dresse dans le parc paysager de Gisselfeld Kloster, domaine seelandais du XVIe siècle. Son corps central à deux niveaux, flanqué de deux ailes basses, associe fondations de granit et de brique, bois, fonte et verre. Privée de la toiture vitrée de son aile ouest par la tempête de décembre 1999, elle a été restaurée d'après les dessins d'archives avec l'appui de Realdania, puis distinguée par Europa Nostra en 2006. Elle abrite aujourd'hui des plantes exotiques, une boutique de fleurs et un salon de thé.
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Histoire
1 min
Gisselfeld est un vaste domaine du sud de la Seeland dont le château remonte au XVIe siècle. En 1699, Christian Gyldenløve en prend possession et prévoit qu'il devienne, après la mort de sa veuve, une fondation religieuse ; depuis 1755, le domaine fonctionne comme « Gisselfeld Adelige Jomfrukloster », institution destinée aux demoiselles de la noblesse.
Le Paradehus est commandé par le comte Christian Conrad Sophus Danneskiold-Samsøe à l'architecte J. D. Herholdt. Le site du domaine, le Trap Danmark et le dossier Europa Nostra le datent de 1876, tandis que Realdania et la fiche technique de Glasfakta retiennent 1879. Le domaine cite comme sources d'inspiration le jardin paysager anglais et le Crystal Palace de l'Exposition universelle de Londres de 1851. Le bâtiment est modifié en 1894, et le parc qui l'entoure est remodelé dans les années 1880 et 1890 par le paysagiste anglais Henry Ernest Milner.
Au fil du XXe siècle, l'entretien d'une structure aussi fine devient très lourd, et l'ouragan de décembre 1999 arrache la toiture vitrée de l'aile ouest. Une restauration complète, menée de 2002 à 2004 avec 3,75 millions de couronnes apportés par la fondation Realdania, reprend les façades et la toiture de verre ainsi que la charpente, et rétablit l'ancienne place de parade devant le bâtiment ; locaux de service, sanitaires et entrée sont créés à cette occasion. Conduits d'après les dessins d'origine conservés aux archives, les travaux respectent à la fois l'état de 1876 et les modifications de 1894. Le 13 mars 2006, le projet reçoit un diplôme des prix Europa Nostra dans la catégorie conservation.


Architecture et technique
1 min
Le Paradehus est un bâtiment symétrique : un corps central à deux niveaux encadré de deux ailes d'un seul niveau. Il repose sur des fondations de granit et de brique, et son ossature associe le bois, la fonte et le verre. La façade sud, tournée vers la lumière, est entièrement vitrée : les carreaux y sont pris dans des châssis de bois peints en blanc et recoupés de minces petits-bois de fer. La façade nord, plus fermée, adopte au contraire un vocabulaire d'inspiration italienne.
L'aération se règle à la main. Des châssis ouvrants placés au faîtage se manœuvrent par un jeu de tringles actionné à la manivelle, et des ouvertures ménagées au sous-sol complètent la circulation de l'air, ce qui assurait un climat intérieur favorable aux plantes. Le jury d'Europa Nostra y lit une architecture victorienne anglaise teintée d'accents danois. Ce type de serre de parade se rencontrait autrefois sur de nombreux domaines du pays ; celle de Gisselfeld est la seule encore conservée en mains privées. La restauration du début des années 2000 a remplacé les vitrages des façades et du toit et repris la charpente sans altérer le dessin d'origine.
Collections végétales
1 min
Conçu comme une orangerie, le Paradehus servait à présenter des plantes exotiques et rares, notamment des espèces méditerranéennes qu'il fallait abriter pendant l'hiver dans un climat contrôlé. Il a gardé cette vocation : le domaine le présente aujourd'hui comme une respiration botanique où plantes exotiques, eau courante et musique d'ambiance composent le décor, et le jury d'Europa Nostra le décrivait comme un centre botanique.
Le lieu est animé par le créateur de jardins Stig Lauritsen, connu pour l'émission « Have haves » de TV2, et par le paysagiste Greg Kobett. Une petite boutique y vend des fleurs et des objets de décoration, et un salon de thé baptisé « Nattergalen », en référence au conte d'Andersen « Le Rossignol », ouvre sur le château et le parc. Autour du bâtiment, le parc paysager de Milner réunit lacs, arbres rares et plantations d'agrément.
Visiter
1 min
Le Paradehus se trouve dans le parc du château de Gisselfeld, dans la commune de Faxe (adresse postale à Haslev) ; l'accès se fait par la grille privée de l'Orangeriet, au 3 Gisselfeldvej. Le parc paysager, avec ses lacs, sa cascade et sa fontaine ornée de quatre grenouilles, se découvre en une promenade d'une à deux heures, orangerie comprise. En décembre, le Paradehus ouvre pendant trois week-ends de l'Avent.
Le domaine accueille aussi Camp Adventure, dont la tour forestière hyperboloïde de 45 mètres, élevée en 2018, se prête bien à une visite combinée le même jour.
55.29° N, 11.97° E
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Sources (6)
- gisselfeld-kloster.dk/park_slot/Paradehuset.aspx
- realdania.dk/projekter/gisselfeld-paradehus
- europeanheritageawards.eu/winners/paradehuset-gisselfeld-kloster-haslev/
- trap.lex.dk/Gisselfeld_Jomfrukloster
- glasfakta.dk/viden/udestuer-og-drivhuse/cases/paradehuset-paa-gisselfeld-gods-orangeri/
- en.wikipedia.org/wiki/Gisselfeld