🇫🇷France·Fermée au public depuis octobre 2022, en attente de rénovation et d'un nouvel usage

Serre équatoriale du Jardin des plantes de Lille

Lille, Hauts-de-France

Fiche mise à jour le 30 septembre 2026

« Une serre brutaliste de 1970 au plan en pétales de fleur, posée sur trois piliers de béton, comparée aux serres du Barbican à Londres. »
Année
1969-1970
Architecte
Jean-Pierre Secq
Style
Brutalisme : béton armé, ossature métallique vitrée, plan en pétales de fleur
Dimensions
≈1 200 m², 12 m de haut sous verre
Statut
Fermée au public depuis octobre 2022, en attente de rénovation et d'un nouvel usage

Édifiée en 1969-1970 par l'architecte lillois Jean-Pierre Secq dans le Jardin des plantes, la serre équatoriale de Lille est un volume brutaliste en béton, métal et verre dont le plan reprend la forme d'une fleur à pétales. Des plates-formes en encorbellement y créaient l'effet de jardins suspendus. Elle a réuni pendant plus de cinquante ans une collection tropicale d'environ 2 000 plantes, dont des sujets venus de tous les continents. Jugée trop coûteuse et trop énergivore, elle a fermé en octobre 2022 et reste désaffectée, en attente d'une rénovation et d'une nouvelle affectation.

Préparer la visite

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Pour approfondir

Histoire

1 min

Le Jardin des plantes de Lille, inauguré en 1948 sur des terrains de l'ancienne enceinte fortifiée, est l'œuvre de l'architecte Jean Dubuisson et du paysagiste Jacques Marquis ; il succède à des jardins botaniques lillois dont l'origine remonte à 1596. Son tracé, avec les bassins, le péristyle, les vases et les statues, est inscrit monument historique depuis le 1er décembre 1997. Une orangerie y est construite en 1952.

La serre équatoriale est édifiée en 1969-1970 (les fiches de Docomomo France indiquent 1968-1970) sur les plans de l'architecte lillois Jean-Pierre Secq. Elle rassemble notamment des plantes rapportées par les explorateurs lillois. Conçue à l'origine comme une serre d'exposition plutôt que pour la culture tropicale durable, elle s'avère à terme difficile à entretenir : désordres structurels, béton qui s'effrite, vitrages fissurés et opacifiés.

En septembre 2022, dans le contexte de la crise énergétique, la Ville annonce la fermeture de la serre, effective au début d'octobre. Le bâtiment est alors présenté comme le plus gros consommateur de gaz parmi les bâtiments municipaux, avec environ 1,2 million de kWh par an, soit environ 225 000 euros selon un compte rendu. Docomomo France avait déposé en 2021 une demande de protection au titre des monuments historiques ; l'édifice n'est pas protégé. Il est depuis désaffecté, et la Ville dit vouloir étudier des usages préservant son intégrité architecturale.

Architecture et technique

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La serre repose sur un socle en béton armé porté par trois piliers. L'ossature métallique est recouverte de vitrage, et des plates-formes en porte-à-faux dessinent à l'étage supérieur l'effet de jardins suspendus. Le plan en pétales de fleur permettait de mettre en scène la végétation de façon très originale ; de légères inclinaisons de la dalle créent des reliefs qui participent à l'expérience du parcours.

Docomomo y voit une œuvre marquée par les recherches de l'art cinétique de l'époque, avec des volumes aux géométries complexes, et on l'a comparée, pour son expression brutaliste, aux serres du Barbican Centre à Londres. Les dimensions indiquées par la Ville sont de 1 200 m² au sol et 12 mètres de haut sous verre (une autre source donne 8 mètres). Le matériau même, béton et métal sans isolation ni ventilation adaptées, explique les difficultés : le bâtiment supportait mal une chaleur et une humidité constantes.

Collections végétales

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Jusqu'en 2022, la serre abritait environ 2 000 plantes représentant 184 espèces, maintenues à 24 °C au minimum et à 80 % d'humidité, avec de grands sujets issus de tous les continents. Elle était à l'origine conçue pour réunir des plantes rapportées par les explorateurs lillois.

Lors de la fermeture, les collections ont été dispersées : les plantes alimentaires tropicales (manioc, caféier, poivrier, bananier) ont rejoint la serre tropicale humide voisine, environ 1 000 plantes ont été installées dans des serres de conservation du jardin, des doublons ont été proposés à d'autres jardins botaniques français, et environ 1 000 plantes communes ont été confiées à des habitants. Certaines plantes de grande taille ont fait l'objet de tentatives de bouturage.

Visiter

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La serre équatoriale est fermée au public depuis octobre 2022 et ne se visite pas ; on peut toutefois la voir de l'extérieur dans le Jardin des plantes, rue du Jardin-des-Plantes. Le jardin reste ouvert et s'étend sur environ onze hectares : parterres botaniques, roseraie, collection de dahlias, bassin, et une serre tropicale humide voisine qui a accueilli une partie des plantes.

Compter une heure pour le jardin et ses abords. L'avenir du bâtiment dépend d'un projet de rénovation non encore défini ; il vaut mieux se renseigner auprès de la Ville de Lille avant de planifier la visite.

Voir sur le globe interactif

50.62° N, 3.07° E

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Sources (6)

  1. docomomo.fr/batiment/serre-equatoriale-de-lille
  2. lille.fr/Actualites/Pourquoi-fermer-la-serre-equatoriale
  3. fr.wikipedia.org/wiki/Jardin_des_plantes_de_Lille
  4. en.wikipedia.org/wiki/Jardin_des_plantes_de_Lille
  5. mediacites.fr/decryptage/lille/2022/10/11/le-plan-de-sobriete-energetique-donne-le-coup-de
  6. lille-en-grand.jimdofree.com/les-deux-portes/jardin-des-plantes/