Orangerie du château de Versailles
Versailles

Sources consultées en septembre 2026
- Année
- 1684–1686
- Architecte
- Jules Hardouin-Mansart
- Style
- Baroque classique, murs de 4 à 5 m d'épaisseur
- Dimensions
- ≈150 m de long, 13 m de haut
- Statut
- Parterre en accès libre depuis les jardins ; galerie intérieure ouverte seulement exceptionnellement
Construite par Hardouin-Mansart entre 1684 et 1686 pour remplacer une orangerie plus modeste de Le Vau, elle s'appuie sur la théorie horticole du jardinier Jean-Baptiste de La Quintinie. Sa galerie centrale, longue de plus de 150 mètres et haute de 13 mètres, était chauffée l'hiver pour protéger les agrumes, ramenés en terrasse dès le printemps. Plus de 1 000 orangers confisqués à Nicolas Fouquet y furent transférés dès 1664. Le bâtiment fait aujourd'hui partie du parcours de visite du domaine de Versailles et continue d'abriter des agrumes centenaires.
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Histoire
Une première orangerie est élevée à Versailles par Louis Le Vau en 1663, avant même les grands travaux du château. Après la disgrâce du surintendant Nicolas Fouquet en 1661, plus d'un millier d'orangers de son domaine de Vaux-le-Vicomte rejoignent les collections royales, qui ne cessent de croître.
Devenue trop petite, l'orangerie de Le Vau est remplacée par celle de Jules Hardouin-Mansart, construite entre 1684 et 1686 ; certaines sources prolongent le chantier jusqu'en 1688. Mansart double en longueur et en largeur le bâtiment initial et s'appuie sur les principes du jardinier Jean-Baptiste de La Quintinie, directeur des jardins fruitiers et potagers du roi. L'édifice ferme au sud la grande perspective des jardins, entre les deux escaliers monumentaux dits des Cent-Marches.
Au fil des siècles, les collections se renouvellent : on compte plusieurs milliers d'arbres dans les années 1790. En 1871, après la Commune de Paris, l'Orangerie sert de prison de transit pour les insurgés avant leur transfert vers le camp de Satory. Plus récemment, le château a engagé la restauration des abords : grilles, escaliers des Cent-Marches entre octobre 2021 et fin 2022, puis les quatre groupes sculptés monumentaux inspirés des Métamorphoses d'Ovide, sculptés vers 1687 par Louis Le Conte et Pierre Legros, restaurés dans un ancien entrepôt de Mantes-la-Jolie.


Architecture et technique
L'Orangerie s'enfonce en partie dans le terrain, sous le parterre du Midi, ce qui la protège des courants d'air. Sa galerie centrale, longue de plus de 150 mètres, est couverte d'une voûte haute de 13 mètres ; deux galeries latérales, d'environ 117 mètres, s'étendent sous les escaliers des Cent-Marches. Les murs atteignent 4 à 5 mètres d'épaisseur, et de hautes fenêtres cintrées, dotées de doubles châssis, ouvrent la façade plein sud.
Le bâtiment n'est pas chauffé : l'épaisseur des maçonneries, l'orientation et les doubles fenêtres suffisent à maintenir en hiver une température qui ne descend pas sous 5 °C environ. Pour éviter d'ouvrir les grandes portes, dont les joints étaient calfeutrés, les jardiniers utilisaient de petites chatières. L'architecture, d'une grande sobriété de pierre, contraste volontairement avec le faste du château. Devant la façade s'étend le parterre bas, d'environ trois hectares, organisé autour d'un bassin circulaire et de six pièces de gazon.


Collections végétales
L'Orangerie abrite en hiver plus d'un millier d'arbres en caisses : le château en recense 1 055. Aux orangers, dont certains proviennent du Portugal, d'Espagne et d'Italie, s'ajoutent citronniers, palmiers, lauriers-roses, grenadiers, oliviers et eugénies. Certains sujets dépassent deux cents ans.
Aux beaux jours, généralement de mai à octobre, les caisses sont sorties et disposées sur le parterre, où elles composent un décor géométrique typique du jardin à la française. À l'intérieur de la galerie se trouve la statue équestre de Louis XIV sculptée par le Bernin, que Girardon transforma en Marcus Curtius.


Visiter
L'Orangerie se situe au sud du château, en contrebas du parterre du Midi, d'où l'on embrasse la perspective vers la pièce d'eau des Suisses. Le parterre de l'Orangerie est accessible gratuitement depuis les jardins, tandis que l'intérieur de la galerie n'ouvre qu'exceptionnellement, par exemple lors des Rendez-vous aux jardins au début du mois de juin. La meilleure période va de mai à octobre, quand les arbres sont en place sur le parterre. La vue plongeante depuis la terrasse du parterre du Midi et la descente par les Cent-Marches font partie de l'expérience.
48.80° N, 2.12° E
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Sources (7)
- en.chateauversailles.fr/discover/estate/gardens/orangery
- chateauversailles.fr/actualites/vie-domaine/les-sculptures-orangerie-restaurees-mantes-jol
- fr.wikipedia.org/wiki/Orangerie_du_ch%C3%A2teau_de_Versailles
- en.wikipedia.org/wiki/Versailles_Orangerie
- detoursenfrance.fr/patrimoine/chateaux-et-monuments/lorangerie-de-versailles-le-temple-des
- chateauversailles-spectacles.fr/en/articles/orangerie
- paris-friendly.fr/rendez-vous-jardins-versailles-2025-orangerie.html
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