Serres de la Plantentuin de l'Université de Gand (Plantentuin UGent)
Gand, Flandre-Orientale
Fiche mise à jour le 30 septembre 2026
- Année
- 1970-1972
- Architecte
- Inconnu
- Style
- Complexe de serres des années 1970, successeur des serres de Louis Cloquet
- Dimensions
- ≈2 070 m² de serres publiques ; ≈4 000 m² sous verre au total
- Statut
- Ouvert au public ; une vingtaine de serres de collection réservées à la recherche
Installé depuis 1903 en bordure du Citadelpark, le jardin botanique de l'université de Gand possède un complexe de serres reconstruit au début des années 1970 : un palmarium ouvre en 1970, puis l'ensemble actuel est élevé en 1971-1972. Il succède aux serres dessinées par Louis Cloquet vers 1900-1903, reconstruites vers 1930 puis démolies lors de l'extension du campus. Quatre serres publiques, pour environ 2 070 m², présentent plantes tropicales, subtropicales, succulentes et nénuphars géants ; une vingtaine d'autres serres, non publiques, abritent des collections scientifiques.
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Histoire
1 min
Le jardin botanique de Gand est ouvert le 19 juillet 1797, sous le régime français, à la suite de la réorganisation départementale de Napoléon, sur l'Ottogracht, dans l'ancien potager de l'abbaye de Baudelo. Il passe à la Ville en 1804, et l'université en obtient l'usufruit en 1818. Fin 1897, on décide de le déplacer, pour lui donner une vocation plus scientifique, vers la Ledeganckstraat, en lisière de l'actuel Citadelpark ; le transfert s'achève en 1902-1903.
L'architecte Louis Cloquet dessine l'institut botanique et les premières serres, élevés entre 1900 et 1903. L'ensemble comprend sept serres : un palmarium, des serres chaudes et froides, grandes et petites, une serre d'expérience et la serre Victoria, consacrée aux nénuphars géants. Les grilles en fer forgé de 1903, également dues à Cloquet, marquent encore l'entrée. Vers 1930, Jean Norbert Cloquet, descendant de Louis, reconstruit les serres sur 1 600 m² avec une ossature de fer (un autre texte orthographie son prénom Jean-Floret) ; des sections spécialisées accueillent broméliacées, fougères, plantes grasses, orchidées et anthuriums. Un jardin alpin financé par le plan Marshall s'y ajoute vers 1950.
Dans les années 1960, l'afflux d'étudiants conduit à bâtir le grand immeuble Ledeganck : les serres, jugées vieillies et mal placées, sont démolies, et l'institut de Cloquet est abattu en 1966. Un palmarium ouvre en 1970, et le complexe actuel, bâti en 1971-1972 plus avant dans le terrain, compte 4 235 m² selon UGent Memorie. Le jardin est reconnu musée du patrimoine flamand en 2012.
Architecture et technique
1 min
Le complexe actuel date du début des années 1970 et ne doit rien aux serres de Louis Cloquet, qui furent démolies. Les sources consultées ne nomment ni architecte ni bureau d'études pour ce bâtiment, ni ne détaillent sa structure ; il s'agit d'un ensemble de serres chauffées, réparties selon les climats plutôt que d'un édifice monumental.
Quatre serres sont ouvertes au public, pour environ 2 070 m² : la serre Victoria, dotée d'un bassin, la serre tropicale, une serre subtropicale ou méditerranéenne et la serre des succulentes. Les textes divergent sur la désignation exacte des deux dernières. S'y ajoutent une vingtaine de serres de collection fermées au public, consacrées à l'enseignement et à la recherche. Le total sous verre est évalué à 4 000 m², et à 4 235 m² dans une autre source, sur un jardin d'environ 2,75 hectares. Les serres du début du siècle, dont Jean Norbert Cloquet avait repris l'ossature métallique vers 1930, constituent leur antécédent direct.
Collections végétales
1 min
Le jardin cultive quelque dix mille taxons, dont une grande part sous verre. Dans la serre Victoria, un bassin accueille en été Victoria amazonica, dont les feuilles, selon le jardin, peuvent supporter le poids d'une personne. La serre tropicale abrite des baobabs africains, la serre subtropicale des agrumes en fleurs et des bananiers dont les fruits mûrissent, la serre des succulentes des cactées et des haworthias. Un visiteur y croise aussi monstera, broméliacées, alocasias, cafiers et grands palmiers.
Les plus vieux végétaux du jardin, des cycadales, sont plus anciens que le jardin lui-même, sans que l'on en connaisse l'origine exacte, les archives ayant disparu. Les arbres les plus anciens du parc ont environ cent dix ans et datent de l'installation sur le site. L'herbier, d'environ 400 000 échantillons, complète les collections vivantes.
Visiter
1 min
Le jardin borde le Citadelpark, à un quart d'heure de marche de la gare de Gand-Saint-Pierre. Il voisine avec le GUM, le musée de l'université de Gand, et avec le quartier muséal du S.M.A.K. et du MSK, de sorte qu'une demi-journée suffit pour relier serres, parc et musées. Outre les serres, on y découvre un arboretum, une rocaille, un jardin méditerranéen et des bassins. Toutes les serres ne sont pas ouvertes en permanence, et des horaires particuliers s'appliquent pendant les Floralies de Gand. Le jardin se prête à une visite en toute saison.
51.04° N, 3.72° E
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Sources (7)
- stad.gent/nl/buitenlocaties/plantentuin-ugent
- etwie.be/nl/kennisbank/actoren/plantentuin-ugent
- ugentmemorie.be/artikel/botanisch-instituut
- ugentmemorie.be/plaatsen/plantentuin
- ledeganckstraat.jimdofree.com/geschiedenis/vi-plantentuin-ugent/
- visit.gent.be/en/see-do/ghent-university-botanical-garden
- gruun.be/plantentuin-gent/