Tours de contrôle aérien de la FAA
Plusieurs aéroports des États-Unis
Sources consultées en novembre 2026
- Année
- 1962-1972
- Architecte
- I. M. Pei
- Type
- Série de tours de contrôle aérien
- Accès
- Série de seize tours ; en 2019, beaucoup étaient encore en service et au moins trois avaient été démolies
En avril 1962, la FAA, l'administration fédérale de l'aviation américaine, a choisi I. M. Pei pour mettre au point un prototype de tour de contrôle. Dans son agence, le projet avait Pei pour associé et James Ingo Freed pour concepteur. La cabine à cinq pans repose sur un fût de béton qui s'amincit vers le sol. Seize tours ont été construites sur ce modèle, notamment à Chicago O'Hare, Sacramento et Houston.
Histoire
Au début de son mandat, John F. Kennedy voulait relever la qualité architecturale des bâtiments fédéraux, y compris ceux de la FAA sur les aéroports. En avril 1962, le comité consultatif de conception de la FAA choisit Pei pour mettre au point un prototype de tour de contrôle ; trois mois plus tard, Pei confie le calcul de la structure au bureau d'ingénieurs Severud Associates. C'est l'un des premiers projets que sa nouvelle société, I. M. Pei & Associates, mène seule ; Pei y intervient comme associé, James Ingo Freed comme concepteur. La consigne : une tour de contrôle aussi moderne que possible, à répéter dans tout le pays comme symbole durable de la sécurité aérienne.
Jusque-là, chaque tour était conçue au cas par cas, d'ordinaire en même temps que l'aéroport et par la même équipe. La FAA voulait prendre en charge leur conception pour harmoniser leur implantation et leur forme, normaliser la salle de contrôle et réduire les coûts. Après le prototype, seize tours ont été construites, dont celles de Chicago O'Hare (la plus haute), de Sacramento, de Houston et de Great Falls, dans le Montana. Les exigences ont ensuite évolué et la FAA est passée à d'autres modèles. En 2019, beaucoup des tours d'origine servaient encore, certaines avaient été supplantées par des tours plus hautes, au moins trois avaient été démolies et plusieurs avaient été protégées par leur commune.
Architecture
Chaque tour assemble trois éléments. La FAA avait déjà mis au point une cabine de contrôle préfabriquée, en aluminium et de deux tailles, montée au sol puis hissée par grue au sommet ; son plan pentagonal limite les reflets intérieurs et ses parois inclinées réduisent l'éblouissement. Pei a repris cette forme inhabituelle et l'a prolongée jusqu'au sol : le fût de béton, coulé sur place dans des coffrages de planches, s'amincit du sommet vers le bas et ne garde de place que pour un ascenseur, un escalier et les gaines techniques. Le troisième élément est un bâtiment de service en béton, au niveau du sol et parfois en sous-sol : enterré, il ne gênait la vue ni depuis la tour ni depuis le poste de pilotage des avions qui roulent au sol.
Le modèle devait s'adapter à des trafics, des reliefs et des sols différents : il prévoyait cinq hauteurs de fût et deux types de fondations, sur semelles ou sur pieux, variantes que permettait le béton armé.
Usage
Tours de contrôle de la circulation aérienne.
Plusieurs aéroports des États-Unis