Serres du Jardin botanique-historique La Concepción (invernaderos antiguos et estufa caliente)
Málaga, Andalousie
Fiche mise à jour le 5 octobre 2026
- Année
- Seconde moitié du XIXe siècle
- Style
- Serres d'acclimatation en fer du XIXe siècle ; serre tropicale moderne
- Statut
- Ouvert au public (jardin botanique municipal)
Créé vers 1855 au nord de Málaga par Jorge Loring Oyarzábal et Amalia Heredia Livermore, avec le jardinier français Jacinto Chamoussent, le jardin de La Concepción conserve deux structures de fer de la seconde moitié du XIXe siècle : l'une chauffée par une chaudière, l'autre par le seul soleil, où les espèces de climat chaud s'acclimataient par étapes. Racheté par la ville en 1990 et ouvert au public en 1994, le jardin s'est doté à son entrée d'une serre tropicale maintenue entre 20 et 28 °C, qui réunit 175 espèces, parmi lesquelles des broméliacées, des orchidées et des plantes carnivores.
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Histoire
1 min
La Concepción naît vers 1855 sur plusieurs domaines agricoles des bords du Guadalmedina, au nord de Málaga. Ses créateurs, Jorge Loring Oyarzábal et Amalia Heredia Livermore, marquis de Casa Loring, appartiennent à la haute bourgeoisie de la ville : lui est un homme d'affaires influent et député aux Cortes, elle une femme cultivée, passionnée de plantes, de livres et d'archéologie. Le jardinier français Jacinto Chamoussent sélectionne et acclimate pour eux des plantes exotiques ; c'est aussi à l'acclimatation des espèces de climat chaud que servent les deux serres de fer élevées sur le domaine dans la seconde moitié du XIXe siècle. En 1859, le couple fait aussi construire un petit temple dorique, le Museo Loringiano, pour ses collections archéologiques, dont la Lex Flavia Malacitana.
Après la faillite des Loring-Heredia, le domaine est vendu en 1911 à la famille Echevarría, de Bilbao, qui enrichit la collection d'arbres et de palmiers. Le jardin est déclaré jardin historique-artistique en 1943 et figure aujourd'hui parmi les biens d'intérêt culturel. À la mort d'Horacio Echevarrieta, qui l'administrait, en 1963, commence une longue période d'abandon.
La ville de Málaga l'achète en 1990, pour une somme que le site municipal chiffre à 3,6 millions d'euros, et l'ouvre au public en 1994 après quatre années de travaux. Des jardins thématiques sont venus depuis s'ajouter autour du jardin historique ; la serre tropicale de l'entrée, l'« estufa caliente », appartient à ces aménagements postérieurs au rachat.

Architecture et technique
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Les deux serres anciennes sont des structures de fer que le site municipal date de la seconde moitié du XIXe siècle. Elles formaient un dispositif d'acclimatation en deux temps. Dans la plus grande, une chaudière alimentait des tuyaux qui couraient autour de l'espace planté : les espèces de climat chaud y étaient d'abord élevées. Elles passaient ensuite dans la seconde, sans chauffage et réchauffée par le seul soleil, où elles s'habituaient peu à peu au climat local avant d'être plantées dehors. Wikipédia les cite parmi les édifices élevés au XIXe siècle sur le domaine, avec la casa-palacio, un grand cenador, un belvédère et le Museo Loringiano ; aucune des sources consultées ne nomme leur constructeur ni ne donne leurs dimensions.
La serre moderne, dite « estufa caliente », se trouve à l'entrée du jardin, que le site municipal présente comme la serre des insectivores, des broméliacées et des orchidées. Elle reproduit les conditions des forêts tropicales : la température y reste comprise entre 20 et 28 °C et l'humidité entre 70 et 80 %, un milieu propice aux épiphytes, ces plantes qui puisent l'humidité dans l'air.

Collections végétales
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La collection de l'estufa caliente compte 175 espèces. Les broméliacées y sont représentées notamment par plusieurs Tillandsia, dont T. harrisii et T. usneoides ; parmi les orchidées, Wikipédia signale une Vanda et la vanille (Vanilla planifolia). Les plantes carnivores sont présentées de façon à illustrer les cinq adaptations végétales à ce mode de nutrition.
Autour des serres anciennes, le jardin historique rassemble les sujets les plus monumentaux du domaine : grands ficus, palmiers centenaires, cèdres et cycas. Le site municipal fait état de plus de 3 000 espèces et range la collection de palmiers parmi les meilleures d'Europe ; le « mapamundi » de palmiers, conçu en 1997, en réunit soixante-quinze espèces plantées selon leur continent d'origine, en complément des vingt-trois du jardin historique. S'y ajoutent un jardin de succulentes ouvert en 2009, une rocaille de flore méditerranéenne créée en 2012, des bambous et des plantes aquatiques.
Visiter
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Le jardin se trouve dans le quartier de Ciudad Jardín, à l'entrée nord de Málaga. La serre tropicale accueille le visiteur dès l'entrée ; les serres anciennes se découvrent ensuite dans le jardin historique, entre bassins, cascades, pergolas et belvédères. Deux heures au moins permettent d'y ajouter les jardins thématiques et, dans la partie haute, la route forestière et la route des belvédères qui traversent le bois méditerranéen.
La fin mars et le début avril sont un moment privilégié : les douze glycines plantées vers 1857 couvrent alors de fleurs le cenador de fer pendant une quinzaine de jours. Le site du jardin tient à jour une rubrique sur les floraisons du moment. Depuis les allées, on aperçoit l'aqueduc de San Telmo, grand ouvrage hydraulique du XVIIIe siècle.
36.76° N, 4.43° O
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