Dorrance H. Hamilton Fernery, Morris Arboretum
Philadelphie, Pennsylvanie
Fiche mise à jour le 30 septembre 2026
- Année
- 1899
- Architecte
- John T. Morris (maître d'ouvrage) ; rocailles de Kushibiki et Arai
- Style
- Serre à fougères victorienne, plan octogonal, rocaille de schiste
- Dimensions
- Plan octogonal ; dimensions non précisées par les sources
- Statut
- Ouverte au public (restaurée en 1994)
Bâtie en 1899 sous la supervision de John Morris dans le domaine qu'il partageait avec sa sœur Lydia, cette serre octogonale abrite une rocaille de schiste de la Wissahickon, des cascades, un ruisseau et un bassin à poissons rouges. Elle passe pour la dernière serre à fougères victorienne indépendante d'Amérique du Nord. Après un siècle de dégradation, une restauration de 1,2 million de dollars menée en 1994 a rendu à la toiture sa courbure d'origine et remis en état bassins et murs de pierre. Elle porte aujourd'hui le nom de sa principale donatrice, Dorrance H. Hamilton.
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Histoire
1 min
John T. Morris (1847-1915) et sa sœur Lydia T. Morris (1849-1932) acquièrent à partir de 1887 le domaine qui deviendra le Morris Arboretum, aujourd'hui géré par l'Université de Pennsylvanie. John y rassemble des plantes venues du monde entier, et la serre à fougères est bâtie en 1899 sous sa supervision.
Pour la rocaille intérieure, il engage deux jardiniers japonais, Kushibiki et Arai, qui assemblent une centaine de tonnes de schiste local de la Wissahickon en formations évoquant une grotte ou une falaise, traversées de chutes d'eau discrètes, d'un lit de ruisseau et d'un bassin à poissons rouges. Les fougères sont commandées à des spécialistes londoniens, William et John Birkenhead ; elles sont regroupées par affinités botaniques et étiquetées. L'inventaire d'origine compte 523 variétés de fougères et 47 de sélaginelles.
Après la mort de Lydia en 1932, le domaine devient arboretum public. La serre, elle, se dégrade peu à peu pendant un siècle. En 1994, une restauration de 1,2 million de dollars est financée par un don de la administratrice Dorrance H. Hamilton, complété par d'autres contributions et par une subvention de contrepartie du National Endowment for the Humanities. Le bâtiment porte depuis son nom. Wikipédia en anglais le décrit pourtant comme fermé au public, alors que le site de l'arboretum indique qu'il accueille les visiteurs toute l'année.
Architecture et technique
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La serre adopte un plan octogonal et passe pour la seule serre à fougères victorienne indépendante encore existante en Amérique du Nord. Sa construction associe de la pierre extraite localement à des techniques alors avancées : taille du verre, chauffage à la vapeur et éléments architecturaux soignés.
L'intérieur compte autant que l'enveloppe. La rocaille de schiste de la Wissahickon, pesant une centaine de tonnes, dessine une grotte ou une paroi montagneuse où ruissellent de petites cascades, avant de rejoindre un lit de ruisseau et un bassin. Ce décor minéral et aquatique fait le cadre de la collection de fougères.
La restauration de 1994 a rétabli la courbure d'origine de la toiture, remplacé les installations de chauffage et d'électricité, ajouté un système de régulation du climat et remis en état la cascade, les bassins et les murs de pierre. Une terrasse en dalles de pierre bleue a été ajoutée à cette occasion.
Collections végétales
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La serre réunit aujourd'hui plus de 200 espèces de fougères et de plantes alliées, des lycophytes comme les sélaginelles étant rattachées à ce groupe. L'inventaire d'origine était plus vaste encore : 523 variétés de fougères et 47 de sélaginelles, étiquetées et classées selon leurs affinités botaniques, acquises auprès de William et John Birkenhead à Londres.
Les plantes sont disposées dans la rocaille, au voisinage de l'eau courante. La collection documente le goût victorien pour les fougères, que l'arboretum présente comme une véritable passion horticole de l'époque.
Les sources consultées ne détaillent pas de spécimens particuliers ni de floraisons saisonnières : l'attrait tient à la densité de feuillage et à l'ambiance minérale et aquatique.
Visiter
1 min
La serre à fougères se trouve dans un repli de terrain en contrebas de la roseraie du Morris Arboretum, dans un parc de 92 acres exploité par l'Université de Pennsylvanie. Elle se visite toute l'année, par tous les temps, ce qui en fait une étape utile en hiver ou sous la pluie. L'arboretum propose un parcours autoguidé à télécharger pour comprendre l'histoire du lieu.
L'environnement immédiat comprend des ponts de bois et des bassins réfléchissants qui prolongent l'ambiance de la serre à l'extérieur. La visite se combine naturellement avec la roseraie voisine, puis avec le reste du domaine aménagé par John et Lydia Morris au tournant du XXe siècle.
40.09° N, 75.22° O
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