Pavillon Indonéská džungle (Jungle indonésienne) du zoo de Prague
Prague, Troja
Fiche mise à jour le 5 octobre 2026
- Année
- 2004
- Architecte
- Atelier AND (V. Danda, P. Ulman, J. Kosnar)
- Style
- Contemporain, coupole de verre elliptique sur arcs en treillis d'acier
- Dimensions
- 1 900 m² d'exposition intérieure, 16 000 m³
- Statut
- Ouvert au public
Pavillon tropical du zoo de Prague, à Troja, la Jungle indonésienne remplace une ancienne maison des singes restée en service pendant cinq décennies. Conçue par l'atelier pragois AND, lauréat d'un concours organisé en 1999, elle a coûté 185 millions de couronnes ; son chantier, retardé par l'inondation de 2002, s'achève en octobre 2004 et l'inauguration a lieu le 29 novembre suivant. Sous une coupole de verre autoportante en forme de calotte d'ellipsoïde, 1 900 m² de forêt tropicale reconstituée abritent orangs-outans de Sumatra, dragons de Komodo, macaques et pangolins.
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Histoire
1 min
La Jungle indonésienne occupe l'emplacement de l'ancien pavillon des singes du zoo de Prague, qui avait fonctionné pendant cinq décennies. Pour le remplacer, un concours d'architecture est organisé en 1999 ; il est remporté par l'atelier pragois AND, c'est-à-dire les architectes V. Danda, P. Ulman et J. Kosnar. La municipalité de Prague assure la maîtrise d'ouvrage et l'entreprise Skanska la construction.
Selon Wikipédia en tchèque, le chantier s'ouvre à la fin de février 2001, tandis que la fiche du pavillon sur le site du zoo indique février 2002. Les travaux sont ralentis par l'inondation qui frappe le zoo en 2002 et s'achèvent en octobre 2004. Leur coût, 185 millions de couronnes, fait alors du pavillon le projet le plus cher de l'histoire des zoos tchèques. L'inauguration a lieu le 29 novembre 2004 en présence du président Václav Klaus ; l'enclos extérieur des orangs-outans est ajouté en 2005.
Le public répond aussitôt : le mois de décembre qui suit l'ouverture devient le décembre le plus fréquenté de l'histoire du zoo, et l'année suivante celui-ci franchit pour la première fois le million de visiteurs. Le pavillon s'est ensuite distingué par plusieurs naissances, dont le premier élevage de dragons de Komodo en Tchéquie, en 2007, et la première reproduction de loutres à pelage lisse en Europe continentale, en 2017.
Architecture et technique
1 min
Le pavillon prend la forme d'une serre à plan elliptique. Il est couvert d'une coupole vitrée autoportante, en forme de calotte d'ellipsoïde de révolution irrégulier, que portent des arcs en treillis d'acier. Les vitrages, des doubles vitrages isolants conçus pour résister à la neige et à la grêle, sont des trapèzes irréguliers dont les plus grands mesurent environ 2 × 2 m ; de légers profilés d'aluminium les tiennent uniquement au droit des joints, ce qui réduit au minimum les éléments visibles. Une partie des panneaux est en verre feuilleté muni d'un film de sécurité qui filtre les ultraviolets, et la surface extérieure est en partie praticable pour l'entretien.
Le volume atteint 16 000 m³ ; l'exposition intérieure couvre 1 900 m², pour une surface totale de 2 900 m² selon Wikipédia ; l'enclos extérieur des orangs-outans mesure 350 m². L'article technique publié à l'ouverture mentionne une température d'environ 35 °C et une humidité relative pouvant atteindre 90 % ; l'eau de condensation s'écoule dans les cavités des profilés. Des fenêtres de faîtage assurent la ventilation de secours et le désenfumage, complétées par des lanterneaux à ouverture automatique.
Dans la halle se dresse un arbre artificiel d'environ 16 m de haut et de plus de deux tonnes, monté sur une armature métallique par Michal Gabriel, Lukáš Rittstein et Barbora Šlapetová et achevé le 28 avril 2004 ; ses racines ménagent un passage entre deux zones.
Collections végétales
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Le pavillon évoque les forêts tropicales humides d'Asie du Sud-Est, en particulier d'Indonésie : il représente la faune et la flore de Sumatra, de Java et de Nouvelle-Guinée, avec des milieux de mangrove et de rivière ; dans l'exposition principale, des plans d'eau forment les seules barrières entre animaux et visiteurs. Un atrium ouvre le parcours avec une cascade de quatre bassins reliés qui figure une rivière indonésienne. La serre basse accueille dragons de Komodo, macaques à queue de cochon et loutres ; une grotte nocturne abrite pangolins, varans et un aquarium de poissons et de serpents ; la serre haute, couverte de forêt tropicale, réunit six espèces d'oiseaux, une presqu'île des orangs-outans de Sumatra et des enclos de petits mammifères.
À l'ouverture, en 2004, le pavillon présentait au moins 61 espèces animales : 13 de mammifères, 6 d'oiseaux, 9 de reptiles et au moins 33 de poissons. En mai 2022, Wikipédia en recense 48. Le zoo met en avant ses pangolins, qu'il qualifie d'extrêmement rares. Une grande carte, deux répliques en bois d'embarcations traditionnelles et une passerelle de bois au-dessus d'un ruisseau complètent le décor.
Visiter
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La Jungle indonésienne fait partie du zoo de Prague, dans le quartier de Troja, où se trouvent aussi le jardin botanique de Prague et sa serre Fata Morgana, présentée dans cet atlas. Le parcours intérieur, à sens unique, se déroule sur deux niveaux reliés par la section des animaux nocturnes ; il est entièrement accessible aux fauteuils roulants.
Une demi-heure permet de suivre le circuit sans hâte, en prenant le temps d'observer les orangs-outans, à l'intérieur comme dans leur enclos extérieur de 350 m². Chaude et humide en toute saison, la halle se prête aussi à une visite d'hiver : le mois de décembre qui a suivi son ouverture fut alors le plus fréquenté de l'histoire du zoo.
50.12° N, 14.41° E
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