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🇫🇷France·Résidence privée, ne se visite pas

Cité ouvrière de Saint-Nicolas-d'Aliermont

Saint-Nicolas-d'Aliermont

Sources consultées en novembre 2026

« Un projet de cité ouvrière de Charles-Édouard Jeanneret, futur Le Corbusier : 43 maisons de part et d'autre d'une rue centrale, abandonné après la construction d'une maison témoin jumelle. »
Année
1917-1918
Architecte
Le Corbusier
Type
Cité ouvrière, abandonnée après une maison témoin jumelle
Accès
Maisons privées modifiées

En 1917, le directeur de la manufacture d'horlogerie Duverdrey & Bloquel demande à Charles-Édouard Jeanneret, futur Le Corbusier, des maisons pour son personnel. Jeanneret propose une cité de 43 maisons réparties des deux côtés d'une rue centrale. Une maison jumelle est bâtie en 1918 comme maison témoin, puis le projet est abandonné en 1919. Les deux maisons témoins appartiennent à des propriétaires privés et ont été modifiées.

Résidence privée habitée : elle ne se visite pas. Elle est placée sans adresse, d'après une source publique, au quartier ou à la ville.

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Histoire

Robert Duverdrey dirige la manufacture d'horlogerie Duverdrey & Bloquel. Le 15 mai 1917, il rencontre Charles-Édouard Jeanneret et lui demande de construire des maisons pour son personnel : un lotissement de 40 à 50 logements. Il prévoit plusieurs types de maisons, ainsi qu'un bâtiment qui réunirait la coopérative et des chambres à louer. Il précise ensuite que les façades devront être traitées autrement pour les ouvriers que pour les contremaîtres.

La presse parle du projet dès 1918 : Georges Benoît-Lévy, fervent défenseur des cités-jardins en France, lui consacre deux articles, dans The Survey le 2 février et dans The Town Planning Review en avril. Pourtant, les maisons témoins posent des difficultés de construction et coûtent trop cher : le conseil d'administration de la manufacture met fin au projet le 7 juin 1919. Les études menées ici serviront de base aux cités ouvrières de Lège et de Pessac.

Au fil du temps, les maisons témoins ont été fortement modifiées, entre autres par un enduit sur la façade de l'une et un garage ajouté à l'autre. Elles appartiennent aujourd'hui à des propriétaires privés.

Architecture

Le projet s'inscrit dans les recherches de Jeanneret sur les maisons ouvrières en série. Sa proposition : une cité de 43 maisons, de chaque côté d'une rue centrale qui relie la coopérative à une place sans issue. Comme le demandait Duverdrey, il étudie trois types de maisons. Le type A, destiné aux contremaîtres, compte six pièces sur deux niveaux avec un sous-sol. Les types B et C sont jumelés, avec un nombre de pièces voisin mais une autre répartition ; B a deux étages, C un seul, et B est abandonné parce que jugé trop haut.

En 1918, on bâtit comme maison témoin une maison jumelle de type C. Elle mesure 8 m sur 5,50 m, et un escalier central la partage en deux. Au rez-de-chaussée, la cuisine et la laverie se trouvaient d'un côté et une chambre de l'autre ; sous les combles, à l'étage, il y avait deux chambres et les sanitaires. Chaque maison avait un jardin devant et une cour derrière.

À l'origine, les maisons devaient être en parpaings de béton préfabriqués ; Jeanneret propose de les produire sur place avec les machines d'une société suisse, mais le commanditaire lui impose la brique à la place du béton.

Visiter

Maisons privées modifiées.

Saint-Nicolas-d'Aliermont

Sources (3)

  1. fondationlecorbusier.fr/oeuvre-architecture/realisations-cite-ouvriere-saint-nicolas-dalie
  2. fondationlecorbusier.fr/en/work-architecture/achievements-cite-ouvriere-workers-housing-es
  3. fondationlecorbusier.fr/wp-content/uploads/2024/05/plan-des-sites-le-corbusier-fr-2024-flc

Résidence privée habitée : elle ne se visite pas. Elle est placée sans adresse, d'après une source publique, au quartier ou à la ville.