Villa Sarabhai (Villa de Madame Manorama Sarabhai)
Ahmedabad
Sources consultées en novembre 2026
- Année
- 1951-1956
- Architecte
- Le Corbusier
- Type
- Habitation individuelle (propriété privée)
- Accès
- Propriété privée de la famille Sarabhai
Commandée en novembre 1951 par Manorama Sarabhai, la villa se devine à peine entre les arbres du domaine familial. Ses voûtes catalanes de béton brut et de brique, dont Le Corbusier avait déjà employé le principe aux maisons Jaoul, forment un toit-terrasse planté et abritent un espace d'ombre ouvert des deux côtés sur le jardin. La famille Sarabhai en est toujours propriétaire et y vit.
Résidence privée habitée : elle ne se visite pas. Elle est placée sans adresse, d'après une source publique, au quartier ou à la ville.
Histoire
Manorama Sarabhai, jeune veuve issue d'une des grandes dynasties d'Ahmedabad, commande la villa à Le Corbusier en novembre 1951 ; elle veut une maison à l'image du modernisme occidental. Il faut qu'elle puisse y vivre avec ses deux fils, que les usages restent souples et que la maison s'ouvre sur le parc foisonnant de la propriété familiale.
Le Corbusier garde un regret de ce chantier : la piscine n'a pas été réalisée d'après ses plans. Au pied du toboggan, écrit-il, la « sollicitude d'une mère anxieuse » l'a réduite à un bassin destiné à rafraîchir l'air. La famille Sarabhai, toujours propriétaire, en assure l'entretien.
Architecture
L'emplacement est choisi pour que les vents traversent la maison et qu'on l'aperçoive à peine entre les arbres. Le bâtiment compte trois parties : deux appartements pour les enfants, l'un en bas, l'autre à l'étage, ce dernier relié à la piscine par un toboggan en béton. Le Corbusier reprend le principe des voûtes catalanes, déjà employé aux maisons Jaoul de Neuilly. Béton brut et murs de brique composent un toit-terrasse planté et, dessous, un espace d'ombre qui donne sur le jardin de chaque côté. Des ouvertures de dimensions variées percent les murs qui portent les voûtes, ce qui crée un espace continu.
De petites cours, telles que l'architecture indienne en connaît pour la ventilation, séparent les espaces privés des pièces de réception. Peu de cloisons : des stores en bois divisent l'espace, de lourdes portes en bois closent les pièces donnant sur le jardin quand la chaleur est la plus forte, et des brise-soleil en béton parachèvent la protection. Rouge, bleu, jaune et gris colorent les espaces d'habitation, que tempère la sobriété des murs extérieurs en béton brut, apparent ou blanchi. Au sol, la pierre noire de Madras suit une trame calée sur le Modulor, que Le Corbusier nomme « dallage optime ».
Visiter
Maison privée, habitée par ses propriétaires.
Ahmedabad
Résidence privée habitée : elle ne se visite pas. Elle est placée sans adresse, d'après une source publique, au quartier ou à la ville.