Villa Shodhan
Ahmedabad
Sources consultées en novembre 2026
- Année
- 1951-1954
- Architecte
- Le Corbusier
- Type
- Habitation individuelle (propriété privée)
- Accès
- Propriété privée de la famille Shodhan ; visite seulement avec l'accord préalable des propriétaires (site du patrimoine de la municipalité d'Ahmedabad, novembre 2026)
À Ahmedabad, Le Corbusier a dessiné à partir de 1951 la villa Shodhan : un volume de béton brut muni d'imposants brise-soleil, coiffé d'un toit plat en parasol et desservi par des escaliers et une rampe. L'architecte y voyait une villa Savoye des années 1950, adaptée aux tropiques et à l'Inde. Les plans, conçus d'abord pour un célibataire qui aimait recevoir, ont été repris par Shyamubhai Shodhan, dont la famille est toujours propriétaire.
Résidence privée habitée : elle ne se visite pas. Elle est placée sans adresse, d'après une source publique, au quartier ou à la ville.
Histoire
En 1951, Surottam Hutheesing, qui dirige l'association des filateurs d'Ahmedabad, demande une villa à Le Corbusier, puis vend les plans à un autre filateur avant même que la construction ne commence. Ils décrivaient la maison d'un célibataire qui aimait recevoir : des terrasses et des estrades pour des orchestres, de petits salons enchaînés par une promenade architecturale. L'acquéreur, Shyamubhai Shodhan, choisit d'en faire une demeure familiale, divisée en trois appartements séparés.
La famille Shodhan possède toujours la villa et l'entretient ; Balkrishna Doshi a supervisé les modifications qui y ont été faites.
Architecture
Les formes de l'architecture vernaculaire nourrissent la villa, qui emploie par ailleurs le langage puriste forgé par Le Corbusier dans les années 1920. Pleinement ouverte sur le dehors, elle met en œuvre l'ossature dom-ino ainsi que le plan et les façades libres. Un rez-de-chaussée est surmonté de trois étages ; la structure et les parois sont en béton brut, le toit plat forme un parasol et d'imposants brise-soleil habillent les façades. Escaliers et rampe desservent les niveaux et font partie de la promenade architecturale ; au rez-de-chaussée, le hall d'entrée, de double hauteur, s'accompagne d'une mezzanine.
Des aplats jaunes et verts animent le béton brut. Sur le sol, des pierres noires de Madras sont posées selon une trame dictée par les dimensions du Modulor : l'architecte parle de « dallage optime ». Les pièces s'organisent autour d'une terrasse haute de trois niveaux, très plantée, qui contribue à tempérer naturellement la maison.
Visiter
Maison privée : la visite demande l'accord préalable des propriétaires, qui restent libres de la refuser.
Ahmedabad
Résidence privée habitée : elle ne se visite pas. Elle est placée sans adresse, d'après une source publique, au quartier ou à la ville.