Villa Stein-de-Monzie « Les Terrasses »
Vaucresson
Sources consultées en novembre 2026
- Année
- 1926-1928
- Architecte
- Le Corbusier
- Type
- Villa, divisée en appartements
- Accès
- Maison privée, divisée en appartements
Le collectionneur Michael Stein, frère de Gertrude Stein, et son épouse Sarah commandent à Le Corbusier une villa à Garches, sur un territoire aujourd'hui rattaché à Vaucresson, qu'ils veulent partager avec leur amie Gabrielle de Monzie. Le projet est engagé au printemps 1926 et la maison est livrée en 1928. Le volume, en béton armé enduit sur pilotis, est percé de fenêtres en longueur. Ses façades, ses toitures et son jardin sont classés monument historique depuis 2017.
Résidence privée habitée : elle ne se visite pas. Elle est placée sans adresse, d'après une source publique, au quartier ou à la ville.
Histoire
Michael Stein, collectionneur et frère de Gertrude Stein, découvre avec sa femme Sarah l'œuvre de Le Corbusier lors de l'Exposition des arts décoratifs de 1925. Le couple lui confie le projet d'une villa à Garches, sur un territoire qui fait aujourd'hui partie de Vaucresson, et compte la partager avec Gabrielle de Monzie, une amie à qui appartient le terrain. Le Corbusier et Pierre Jeanneret se mettent au travail au printemps 1926, arrêtent les plans pendant l'été 1927 et remettent la maison en 1928.
En 1935, les Stein repartent vivre aux États-Unis. Un banquier du nom de Steen rachète la villa ; une nouvelle vente a lieu en 1957, puis la maison est partagée en cinq appartements. Inscrite dès 1975 au titre des monuments historiques, elle est ensuite classée par l'arrêté du 30 mars 2017, qui couvre les façades et les toitures de la villa et de l'ancienne loge du gardien, l'ancien escalier de service, l'ancienne grille de clôture, ainsi que la parcelle et son jardin.
Architecture
Le bâtiment est un parallélépipède de béton armé enduit, soulevé sur des pilotis, dont Le Corbusier trace les façades d'après le tracé régulateur. Côté entrée, la façade paraît symétrique : des fenêtres en longueur la traversent, un auvent surmonte la porte principale et un balcon la porte de service. Côté jardin reviennent les fenêtres en longueur, complétées à gauche par une large baie.
À l'origine, les intérieurs, très remaniés à la fin des années 1950, n'avaient pas de mur porteur et jouaient de surfaces libres et de cloisons courbes, qui donnaient une impression de volume et répartissaient les espaces d'une manière inhabituelle. Le rez-de-chaussée regroupait le garage, les services et le hall, d'où partaient deux escaliers. Au-dessus venaient les pièces à vivre (salon, cuisine, salle à manger) et une terrasse couverte reliée au jardin par un escalier extérieur. L'étage des chambres était le seul où les espaces se séparaient réellement, des deux côtés des salles de bains et des boudoirs. Tout en haut s'étendaient les vastes terrasses qui ont donné son nom à la villa. Pour exposer la collection, des niches et des placards encastrés libéraient des pans de mur propres à l'accrochage.
Le jardin relève lui aussi de Le Corbusier, qui y fait planter plusieurs centaines d'arbres et d'arbustes d'essences variées : troènes, lauriers, rosiers, peupliers, pins et fruitiers. À l'entrée du domaine, la loge du gardien marque l'accès à la maison.
Visiter
Maison privée, divisée en appartements.
Vaucresson
Sources (5)
- fondationlecorbusier.fr/oeuvre-architecture/villa-stein-de-monzie-les-terrasses-vaucresson
- fondationlecorbusier.fr/en/work-architecture/achievements-stein-de-monzie-villa-les-terras
- pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00088160
- fondationlecorbusier.fr/wp-content/uploads/2024/05/plan-des-sites-le-corbusier-fr-2024-flc
- fr.wikipedia.org/wiki/Villa_Stein
Résidence privée habitée : elle ne se visite pas. Elle est placée sans adresse, d'après une source publique, au quartier ou à la ville.