Serres du Jardin botanique de Liège
Liège, Wallonie
Fiche mise à jour le 30 septembre 2026
- Année
- 1841-1883
- Architecte
- Julien-Étienne Rémont (plan d'ensemble, 1839)
- Style
- Serres de style victorien, fer et verre ; reconstruction partielle de 1954
- Dimensions
- ≈1 050 m² (1 845 m² avant 1944)
- Statut
- Ouvertes au public ; site protégé en 1975, bâtiments classés en 1994
Dessinées en 1839 par l'architecte Julien-Étienne Rémont pour le nouveau jardin botanique de l'université, les serres de Liège furent construites à partir de 1841 et complétées jusqu'en 1883. Elles comptaient deux rotondes octogonales de 17 mètres de haut, détruites le 24 décembre 1944 par une bombe volante avec 151 espèces de la collection. Seules les serres basses furent rebâties en 1954, sur environ un millier de mètres carrés. Protégé depuis 1975 et classé en 1994, l'ensemble abrite aujourd'hui quelque cinq mille plantes : broméliacées, bégonias, cactées, orchidées, plantes carnivores et cycadales.
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Histoire
1 min
Le Jardin botanique de Liège naît avec l'université, fondée en 1816 par le roi Guillaume Ier des Pays-Bas. Dès 1819, il occupe l'ancien jardin du collège des jésuites, sur l'actuelle place Cockerill, où l'architecte de la ville Jean-Noël Chevron dirige les constructions. En 1838, la Ville acquiert environ cinq hectares dans le quartier de Bas-Laveu pour l'y transférer. Charles Morren, directeur du jardin, étudie cette année-là des serres de Londres, d'Édimbourg et de Dublin et présente son projet en 1839, année où Julien-Étienne Rémont dresse le plan d'ensemble. Les plantations commencent en 1841 ; interrompu en 1843 faute de fonds, le chantier s'étire sur des décennies sous la direction d'Édouard Morren, et le jardin est inauguré le 24 novembre 1883.
Le 24 décembre 1944, une bombe volante allemande détruit les grandes rotondes et leurs annexes : 151 espèces, soit 755 exemplaires, sont perdues, et le gel de -15 °C des 25 et 26 décembre achève les plantes subtropicales survivantes. Les serres, rebâties en 1954, se limitent aux bâtiments bas, sur 1 025 m² et sous une hauteur plafonnée à 4,75 mètres, contre 1 845 m² à l'origine.
Décidé en 1961, le transfert des collections vers le campus du Sart Tilman débute en 1968-1969 ; le site est protégé en 1975 et classé en 1994. Depuis 2014, la Maison liégeoise de l'Environnement et des associations participent à la gestion des serres, et le jardin a fait l'objet de travaux en 2023-2024.
Architecture et technique
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Le projet de 1839 reposait sur deux ensembles étagés, parallèles et symétriques, flanqués de l'institut de botanique et de ses laboratoires. Son élément le plus marquant était une paire de rotondes octogonales de 17 mètres de haut, l'une consacrée aux palmiers, l'autre à l'orangerie, prévues par un projet nourri de l'étude de serres britanniques et irlandaises menée par Charles Morren. Elles ont disparu en 1944, avec les annexes qui les entouraient.
Ce qui subsiste, rebâti en 1954, est un ensemble de serres basses réparties en plusieurs sections : pavillon tropical, serres tempérée et chaude, serre froide et aquarium central. Les sources divergent sur leur plan, en U ou en E. Les notices patrimoniales y voient un exemple rare d'architecture liégeoise de fer et de verre de style victorien. La hauteur limitée à 4,75 mètres, imposée en 1954, a empêché de retrouver la silhouette d'origine et restreint le développement des plus grands végétaux. Les deux instituts néoclassiques voisins, achevés en 1884 pour la botanique et la pharmacie, sont classés depuis 1994.
Collections végétales
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Les serres abritent environ cinq mille plantes sur 1 050 m², selon les notices patrimoniales. Les broméliacées rappellent la famille Morren, qui en avait constitué une collection remarquable au XIXe siècle ; s'y ajoutent des bégonias issus de la collection de C. Chevalier, des cactées et des plantes grasses, des orchidées et des plantes carnivores. Des espèces méditerranéennes et tropicales, dont bananier, cacaoyer et vanillier, côtoient des cycadales jugées exceptionnelles, parmi lesquelles des Ceratozamia et des Encephalartos.
Le parc qui entoure les serres complète l'ensemble avec un arboretum dont une quinzaine d'arbres, plantés entre 1841 et 1854, comptent parmi les plus remarquables de Belgique. Avant 1944, les serres comptaient trois zones climatiques, chaude, froide et tropicale, sur près de 1 850 m². Il n'en reste qu'une part, mais les collections actuelles gardent la trace de cette tradition botanique universitaire.
Visiter
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Les serres se trouvent rue Fusch, à Liège, au sein du jardin botanique devenu parc public. On peut y associer l'arboretum, avec ses arbres anciens, pour une visite d'une heure à une heure et demie. L'association qui anime le lieu propose visites guidées, ateliers, expositions et, chaque 1er mai, une bourse d'échange de plantes ; les Journées du patrimoine de septembre y attirent aussi du public sur réservation. À proximité, l'Aquarium-Muséum de l'Université de Liège complète utilement l'après-midi. Les serres restent accessibles toute l'année.
50.64° N, 5.56° E
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Sources (8)
- botaniqueliege.be/
- botaniqueliege.be/histoire/
- crmsf.be/sites/default/files/book/file/Jardin_botanique_liege.pdf
- fr.wikipedia.org/wiki/Jardin_botanique_de_Li%C3%A8ge
- popups.uliege.be/0457-4184/index.php?id=915&format=print
- pajawa.be/fr/parcs-et-jardins/serres-dit-arboretum-du-jardin-botanique-liege
- visitezliege.be/fr/offre/les-serres-du-jardin-botanique-de-liege
- cirkwi.com/en/point-interet/1516419-les-serres-du-jardin-botanique-de-liege