Grand Vivarium de l'Insectarium de Montréal
Montréal, Québec

Fiche mise à jour le 5 octobre 2026
- Année
- 2022
- Architecte
- Kuehn Malvezzi, Pelletier de Fontenay et Jodoin Lamarre Pratte architectes ; paysage : atelier le balto
- Style
- Serre contemporaine vitrée à toiture en dents de scie
- Dimensions
- ≈3 600 m² pour l'ensemble de l'Insectarium
- Statut
- Ouvert au public
Ouvert le 13 avril 2022, le Grand Vivarium est la serre qui conclut le parcours du nouvel Insectarium de Montréal, musée fondé en 1990 à partir de la collection de l'entomologiste Georges Brossard. Conçue par Kuehn Malvezzi, Pelletier de Fontenay et Jodoin Lamarre Pratte architectes, lauréats d'un concours international en 2014, cette serre vitrée à toiture en dents de scie, orientée au sud, réunit environ 150 espèces de plantes parmi lesquelles papillons, chenilles et fourmis coupe-feuilles évoluent librement, à côté de vivariums de coléoptères et de scorpions.
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Histoire
1 min
L'Insectarium de Montréal est né de la passion de l'entomologiste Georges Brossard. En 1986, celui-ci propose au maire Jean Drapeau la création d'un musée consacré aux insectes ; une première exposition, « Les plus beaux insectes du monde », attire alors plus de 75 000 visiteurs. L'année suivante, Brossard cède à la Ville sa collection de plus de 250 000 insectes venus d'une centaine de pays. L'Insectarium est inauguré le 7 février 1990 par le maire Jean Doré, à côté du Jardin botanique, et s'impose comme l'un des plus grands musées au monde consacrés aux insectes.
En 2014, Espace pour la vie, présenté comme le plus grand complexe muséal de sciences naturelles du Canada, organise un concours international pour repenser l'institution. L'agence berlinoise Kuehn Malvezzi le remporte, associée aux bureaux montréalais Pelletier de Fontenay et Jodoin Lamarre Pratte architectes, avec les paysagistes berlinois d'atelier le balto. Le projet, baptisé « Métamorphose de l'Insectarium », devait accompagner le 375e anniversaire de Montréal ; il n'ouvre finalement que cinq ans plus tard, le 13 avril 2022. Son coût est donné à 31,78 millions de dollars canadiens hors muséologie par la revue Canadian Architect, et à 33,26 millions par le dossier de presse des architectes. Le Grand Vivarium, où insectes et plantes partagent le même espace, en constitue l'aboutissement.
Architecture et technique
1 min
Le projet s'organise autour de trois figures archétypales : un jardin pour les pollinisateurs, une serre et un dôme coiffé d'un monticule planté. L'essentiel du bâtiment, d'environ 3 600 m², est enfoui, et les salles souterraines tirent parti de l'inertie thermique du sol. Le parcours descend d'abord par le jardin en pente, puis par un couloir sombre évoquant une fourmilière et six salles sensorielles aux allures de grottes, avant de déboucher dans la lumière du Grand Vivarium.
La serre vitrée présente une toiture en dents de scie et un volume en gradins naturellement tourné vers le sud. Des persiennes motorisées assurent une ventilation transversale naturelle, et des toiles textiles placées juste sous l'enveloppe peuvent être déployées mécaniquement. Des systèmes de régulation empruntés aux serres de production commerciale ajustent en continu les paramètres bioclimatiques ; les architectes ont choisi de laisser ces équipements visibles. Au centre, un atelier de création aux parois vitrées ouvre sur la serre et sur la serre de production voisine, où sont cultivées les plantes des habitats. Puits géothermiques, récupération de l'eau de toiture et redistribution de la chaleur de la serre complètent un projet visant la certification LEED Or. Les structures sont de NCK, la mécanique de Dupras Ledoux.
Collections végétales
1 min
Le Grand Vivarium abrite environ 150 espèces de plantes, soit quelque 3 000 spécimens, répartis en plusieurs microclimats le long d'un cheminement en pente douce. Papillons et chenilles y circulent librement, sans barrière entre le public et les insectes, et une cage d'émergence permet d'observer la sortie des papillons de leur chrysalide. Des fourmis coupe-feuilles transportent feuilles et nourriture le long d'un long parcours évoquant des racines. Intégrés au décor végétal, des vivariums vitrés présentent d'autres espèces : grands coléoptères, scorpions et chilopodes géants.
Les papillons, autrefois montrés chaque hiver lors de l'événement « Papillons en liberté » dans la Grande Serre du Jardin botanique, sont désormais visibles toute l'année dans le vivarium, qui réunit sous un même toit des espèces du monde entier, en liberté ou en semi-captivité.
Visiter
1 min
L'Insectarium se trouve au 4581, rue Sherbrooke Est, en bordure du Jardin botanique de Montréal, dont les serres d'exposition s'élèvent à environ 450 mètres au sud. La visite suit un ordre précis : le jardin des pollinisateurs en pente, les salles souterraines, puis, en dernier lieu, le Grand Vivarium, où l'atmosphère devient soudain chaude et humide, contraste particulièrement net en plein hiver montréalais. Une application conçue pour le musée aide à identifier les insectes observés. La visite se combine naturellement avec celle du Jardin botanique et de ses serres d'exposition, qui accueillaient autrefois les papillons en hiver.
45.56° N, 73.56° O
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Sources (6)
- espacepourlavie.ca/faq/levenement-papillons-en-liberte-t-il-encore-lieu
- fr.wikipedia.org/wiki/Insectarium_de_Montr%C3%A9al
- canadianarchitect.com/museum-metamorphosis-montreal-insectarium-montreal-quebec/
- v2com-newswire.com/en/newsroom/categories/institutional-architecture/press-kits/2275-04/me
- metalocus.es/en/news/metamorphosis-montreal-insectarium-kuehn-malvezzi-pelletier-de-fonten
- openstreetmap.org/way/46866398