Pavillon S.T.A.R.
Le Bourget
Sources consultées en novembre 2026
- Année
- 1930
- Architecte
- Le Corbusier
- Type
- Pavillon commercial d'une compagnie aérienne (disparu)
- Accès
- Détruit en 1936, lors du chantier de l'aérogare
Georges Fournet, propriétaire de la compagnie aérienne S.T.A.R., conclut le 18 avril 1930 une convention avec Charles-Édouard Jeanneret pour un pavillon commercial destiné à l'aérogare du Bourget. De plan rectangulaire, il comprend une salle d'attente, un bureau et un cabinet de toilette. Terminé à l'été 1930, racheté par Air France en 1933, il est détruit dès 1936.
Histoire
Le 18 avril 1930, Georges Fournet, qui possède la compagnie aérienne S.T.A.R. (Société de Transports Aériens Rapides), conclut avec Charles-Édouard Jeanneret une convention pour un pavillon commercial destiné à l'aérogare du Bourget. Les ateliers Art et Industrie d'Henry Niepce en commencent la construction en juin 1930.
Malgré un dépassement important du devis, qui était pourtant forfaitaire, et un désaccord entre les deux parties, le pavillon est terminé pendant l'été 1930. Air France l'achète en 1933. Il est détruit dès 1936, lors du chantier de l'aérogare.
Architecture
Conçu pour la compagnie aérienne, le pavillon, assez simple, est de forme rectangulaire. La salle d'attente en forme l'essentiel ; s'y ajoutent un bureau, avec une table, un lit et un placard, et un cabinet de toilette dont les toilettes et le lavabo sont séparés. Un auvent et un mât donnent à l'entrée un air élancé et imposant, bien que le bâtiment soit petit ; ces éléments inspireront en 1937 le Pavillon des Temps nouveaux.
L'ossature est légère : poteaux faits de bastaings de sapin, cloisons intérieures de contreplaqué et couverture en solomite, un isolant thermique et acoustique. Sur la façade, le verre armé alterne avec les glaces.
Le Bourget