🇫🇷France·Orangerie ouverte aux expositions ; parc ouvert au public

Serres et orangerie du parc du Thabor

Rennes, Bretagne

Fiche mise à jour le 1er octobre 2026

« Des serres de fer et de verre à trois pavillons à coupole, bombardées en 1944 puis remplacées par des serres en béton qui abritent aujourd'hui des cactus. »
Année
1862–1863
Architecte
Jean-Baptiste Martenot (serres d'origine) ; Georges Lefort (serres d'après-guerre)
Style
Serres et orangerie du Second Empire ; serres reconstruites après 1944
Dimensions
Orangerie ouest : ≈85 m²
Statut
Orangerie ouverte aux expositions ; parc ouvert au public

Au sein du parc du Thabor, la ville de Rennes confie à son architecte municipal Jean-Baptiste Martenot, en 1862-1863, la construction de serres chaudes et d'une orangerie. Les serres comptaient trois pavillons à pans coupés surmontés de coupoles à lanterne, reliés par des galeries plus basses. Un bombardement américain de juillet 1944 les détruit ; les bâtiments de l'orangerie sont restaurés et servent de support à de nouvelles serres, plus classiques, dues à Georges Lefort. Les collections tropicales ont presque disparu : il reste surtout des cactus, tandis qu'une orangerie accueille des expositions.

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Pour approfondir

Histoire

1 min

Le nom de Thabor vient des moines de l'abbaye Saint-Melaine, qui l'appliquaient au XVIIe siècle à leurs jardins en référence à la montagne de Galilée. Après la Révolution, la Ville de Rennes devient propriétaire des terrains le 10 mai 1793. En 1866 et 1868, les frères Bühler, paysagistes, sont chargés de l'aménagement du parc ; Denis Bühler propose de créer le premier jardin paysager de Rennes et de déplacer le jardin botanique à l'est du parc, ce qui est fait en 1868.

Les serres et l'orangerie sont l'œuvre de l'architecte municipal Jean-Baptiste Martenot, qui les construit en 1862-1863 en remplacement d'installations plus anciennes datant de 1807. Elles forment l'un des éléments de ce décor avec la volière, les grilles et le kiosque à musique.

Le 11 juillet 1944 selon un site local consacré aux serres, le 17 juillet selon l'article de Wikipédia, un bombardement américain endommage gravement les serres, qui sont perdues. Les bâtiments de l'orangerie sont restaurés et servent de support à de nouvelles serres, de facture plus classique, dues à Georges Lefort. Le parc a ensuite fait l'objet d'une rénovation entre 2008 et 2018. La date exacte des serres d'après-guerre n'est pas précisée dans les sources consultées.

Architecture et technique

1 min

Les serres de Martenot se composaient de trois pavillons carrés à pans coupés, appelés « palmerium », surmontés de balcons puis de coupoles coiffées d'une lanterne. Des serres plus basses, formant des galeries, les reliaient. De part et d'autre s'élevaient deux bâtiments en pierre dont trois côtés étaient vitrés : l'orangerie proprement dite, ornée de bas-reliefs et d'inscriptions rendant hommage à des botanistes comme Linné ou Jussieu.

La régulation du climat reposait sur des moyens simples. Des stores de paille roulants protégeaient du soleil et de l'excès de chaleur ; certaines vitres de la verrière s'ouvraient en projection, et les lanternes de toiture assuraient la ventilation. Les serres reconstruites après 1944 sont en revanche décrites comme lourdes, en béton armé, avec une apparence plus classique qui contraste avec la légèreté du fer et du verre d'origine. L'orangerie ouest, dont les fenêtres s'ouvrent sur tous les côtés sauf le nord, offre environ 85 m² aujourd'hui consacrés aux expositions.

Collections végétales

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À l'origine, les serres chaudes abritaient des plantes tropicales ainsi que les semis et les bulbes destinés aux plantations annuelles du parc, de quoi renouveler chaque année les massifs. L'orangerie, elle, hébergeait en hiver les arbres en pots : orangers, bergamotiers, mandariniers et cédrats, selon le site local consacré aux serres.

Les collections tropicales ont presque entièrement disparu, du fait de contraintes budgétaires et de problèmes sanitaires. Il subsiste surtout une collection de cactus, installée dans le pavillon ouest. Le jardin botanique voisin, créé en 1868 à l'est du parc, compte quant à lui plus de 3 000 espèces plantées sur des allées circulaires autour de onze plates-bandes, selon un plan inspiré de la classification de Candolle d'après la fiche de Wikipédia consacrée au parc.

Visiter

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Les serres et l'orangerie se trouvent dans le parc du Thabor, à Rennes, dont l'accès est libre. L'orangerie accueille des expositions temporaires de peinture, de photographie, de sculpture et de mosaïque, visibles selon la programmation. Prévoir une demi-heure pour les serres et l'orangerie, et davantage pour parcourir l'ensemble du parc.

La visite se complète naturellement par le jardin botanique, créé en 1868 à l'est, et par les deux compositions que les sources associent au parc : le jardin à la française, voulu par la municipalité, et le jardin paysager proposé par Denis Bühler, premier du genre à Rennes.

Voir sur le globe interactif

48.11° N, 1.67° O

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Sources (4)

  1. serres-thabor.e-monsite.com/
  2. fr.wikipedia.org/wiki/Parc_du_Thabor
  3. en.wikipedia.org/wiki/Jardin_botanique_du_Thabor
  4. en.wikipedia.org/wiki/Parc_du_Thabor