Centre botanique Fureai de Shibuya (渋谷区ふれあい植物センター)
Shibuya, Tokyo
Fiche mise à jour le 5 octobre 2026
- Année
- 2005 (rénové en 2023)
- Architecte
- Inconnu ; rénovation : SUPPOSE DESIGN OFFICE
- Style
- Serre-atrium vitrée à double hauteur, remodelée en gradins de terre courbes
- Statut
- Ouvert au public (rouvert le 29 juillet 2023)
Ouvert en 2005 par l'arrondissement de Shibuya, entre les gares de Shibuya et d'Ebisu, comme équipement offert aux riverains de l'usine d'incinération voisine, dont la chaleur résiduelle fournissait l'électricité de sa climatisation et de son éclairage, ce centre botanique est, par la surface, le plus petit des jardins membres de l'Association des jardins botaniques du Japon. Fermé le 28 décembre 2021 pour vétusté, il a été remodelé par SUPPOSE DESIGN OFFICE et a rouvert le 29 juillet 2023 sur le thème « cultiver et manger » : derrière la façade vitrée, des gradins de terre courbes portent agrumes, manguiers, goyaviers et bananiers.
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Histoire
1 min
Le centre botanique Fureai a ouvert en 2005 dans le quartier de Higashi, à mi-chemin des gares de Shibuya et d'Ebisu. Il a été conçu comme un équipement de « restitution » (還元施設) destiné aux riverains de l'usine d'incinération de Shibuya, sa voisine immédiate : l'électricité de sa climatisation et de son éclairage provenait de la chaleur dégagée par la combustion des déchets. Le projet voulait aussi faire sentir la nature de Shibuya, d'où la reconstitution, à l'intérieur, du Kōhone-gawa (河骨川), ruisseau disparu qui servit de modèle à la chanson « Haru no Ogawa ». Par sa surface, c'est le plus petit des jardins membres de l'Association des jardins botaniques du Japon, ce qu'il affiche sur une enseigne.
Pendant seize ans, le centre a présenté quelque 500 espèces, surtout tropicales, organisé des soirées d'observation de lucioles élevées sur place et des ateliers préparés par une quarantaine de bénévoles, dont certains présents depuis l'ouverture. Sans mission de recherche ni de conservation, il se voulait un intermédiaire entre le public et les plantes, orientant volontiers les visiteurs vers les autres jardins du pays.
Le vieillissement des installations a conduit à sa fermeture le 28 décembre 2021. L'arrondissement a confié la refonte à l'agence SUPPOSE DESIGN OFFICE, et les travaux se sont achevés en avril 2023. Le centre a rouvert le 29 juillet 2023 avec un nouveau programme, passer d'un jardin que l'on regarde à un jardin où l'on cultive et où l'on mange, sous la gestion d'une association à but non lucratif d'agriculture urbaine, l'Urban Farmers Club, mandatée par l'arrondissement.
Architecture et technique
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Le bâtiment compte quatre niveaux. Dans sa première version, les deux premiers formaient une serre à double hauteur, chauffée par la chaleur résiduelle de l'usine voisine ; une terrasse à l'étage permettait de regarder les feuillages d'en haut, et le ruisseau reconstitué, alimenté par l'eau de pluie stockée dans une grande citerne souterraine puis remise en circulation, sortait du bâtiment pour couler dans le jardin.
La rénovation a gardé la façade vitrée et l'atrium, très haut sous plafond et baigné de lumière naturelle au fond du bâtiment. Pour compenser la faible surface plantable, l'agence a soulevé le sol en grandes ondulations : ces « scènes de terre » aux formes arrondies, de hauteurs variées, multiplient les surfaces de culture et rapprochent le visiteur des plantes. Les finitions évoquent la terre cuite, et un gros volume en forme de champignon, percé d'un tunnel, se traverse à quatre pattes.
Un éclairage LED à température de couleur réglable suit la course du jour, plus froid à midi et plus chaud le soir ; il complète la lumière naturelle dans la salle d'exposition du deuxième niveau, où elle manque par endroits, et rythme aussi le café voisin. Des projecteurs éclairent les plantes depuis une passerelle haute. Le troisième niveau abrite une galerie polyvalente et le quatrième donne accès au toit cultivé.
Collections végétales
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Avant la rénovation, le centre comptait environ 500 espèces. Un baobab tenait lieu d'arbre principal, des platycériums (ビカクシダ) multipliés par division pendaient de l'étage, et de nombreuses plantes aux feuilles marquées de motifs ou de couleurs avaient été choisies pour la vue plongeante depuis la terrasse ; dehors, les plantations suivaient les saisons.
Depuis 2023, l'accent est mis sur les plantes que l'on mange. Au rez-de-chaussée poussent agrumes (lime, yuzu, citron, mandarine), manguiers, ananas, goyaviers, fruits de la passion, cocotiers, bananiers et fruits miracle ; une table ronde porte un cerisier 'Satonishiki'. Derrière une vitre, une culture hydroponique sous LED produit laitues, roquette, komatsuna et pak-choï, servis en salade au café, qui offre aussi une eau parfumée aux herbes du jardin extérieur, où poussent lavande, menthe et verveine citronnelle. Sur le toit, ouvert seulement lors d'événements, thé et houblon côtoient des ruches. En 2023, une exposition a présenté des spécimens récoltés à Shibuya par le botaniste Tomitarō Makino, et en octobre 2024 le centre a annoncé la naissance d'un « cacao de Shibuya ».
Visiter
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Le centre se trouve à une dizaine de minutes à pied de la gare de Shibuya, en direction d'Ebisu, au pied de l'usine d'incinération. Sa petite taille en fait une halte courte, à prolonger au café du deuxième niveau, à la bibliothèque voisine ou dans la galerie du troisième niveau, qui accueille conférences et projections, dont une soirée cinéma tous les deux mois depuis avril 2025. Le centre ouvre aussi en soirée, sous l'éclairage du soir. Le samedi après-midi, les « Saturday Farm » sont consacrés au jardin d'herbes, et des cours de potager se tiennent jusque dans un jardin cultivé au bord de la rivière Shibuya, à deux minutes. Autour, le quartier de Shibuya-Est garde l'allure d'un vieux quartier où l'on vit et tient commerce.
35.65° N, 139.71° E
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