Villa Favre-Jacot
Le Locle
Sources consultées en novembre 2026
- Année
- 1912-1913
- Architecte
- Le Corbusier
- Type
- Maison d'habitation
- Accès
- Maison privée ; extérieur protégé depuis 1983
En février 1912, l'industriel de l'horlogerie Georges Favre-Jacot, fondateur de la marque Zénith, commande à Charles-Édouard Jeanneret une maison près de ses usines du Locle. Achevée en septembre 1913, elle domine la ville depuis un flanc de coteau. Jeanneret y dessine un vestibule circulaire qui traverse les deux étages, et devant l'entrée une place ronde où une voiture peut tourner. La maison est privée ; seul son extérieur est protégé.
Résidence privée habitée : elle ne se visite pas. Elle est placée sans adresse, d'après une source publique, au quartier ou à la ville.
Histoire
Georges Favre-Jacot, fondateur de la marque Zénith, est un industriel de l'horlogerie neuchâteloise. En février 1912, il commande à Charles-Édouard Jeanneret sa maison, à proximité de ses usines du Locle, non loin de La Chaux-de-Fonds. Elle date de la même époque que la villa Jeanneret-Perret et constitue la première commande d'envergure de Jeanneret, qui vient de s'établir comme architecte. Elle est achevée en septembre 1913.
La villa reste longtemps la propriété de la famille Favre-Jacot. Depuis 1983, la protection ne porte que sur l'extérieur ; à l'intérieur, de nombreux changements ont été apportés, surtout à l'étage. Une première restauration a lieu en 2005, une seconde en 2019, qui comprend la réfection de la toiture.
Architecture
La villa occupe un flanc de coteau et domine Le Locle ; elle remplace une maison plus ancienne. Le terrain impose ses contraintes : Jeanneret garde les murs de soutènement et des bâtiments annexes. Le corps principal compte deux étages ; sur la façade d'entrée, des ailes plus basses, en arc de cercle, le prolongent de chaque côté. La place devant l'entrée est circulaire, pour permettre à une voiture d'y tourner, dispositif que l'on retrouvera à la villa Savoye.
Passé le sas d'entrée, un vestibule circulaire traversait les deux étages et donnait accès au séjour. Au dernier étage, six colonnes de bois prolongeaient les murs ; leurs chapiteaux portaient des motifs organiques sculptés par Léon Perrin, ancien condisciple de Jeanneret au Cours supérieur de l'école d'art, qui a aussi sculpté ceux de l'extérieur. Une mosaïque à motif floral couvrait le sol du vestibule. Selon le vœu du commanditaire, sa chambre, qui forme sur la façade une avancée à colonnades, ne s'atteignait qu'en passant par une antichambre puis une bibliothèque ; elle ouvrait aussi directement sur le jardin, tout en longueur.
La brique domine, comme le souhaite le commanditaire, propriétaire d'une fabrique ; s'y ajoutent des linteaux de ciment et des poutrelles de fer. Comme à la villa Jeanneret-Perret, Jeanneret emploie aussi l'Eternit, un fibrociment. Il prend part à l'aménagement intérieur, pour le choix des matériaux comme pour quelques meubles : il dessine une armoire de salle à manger en bois massif et des cache-radiateurs destinés aux pièces du rez-de-chaussée.
Visiter
Maison privée ; seul son extérieur est protégé, depuis 1983.
Le Locle
Sources (4)
- fondationlecorbusier.fr/oeuvre-architecture/realisations-villa-favre-jacot-le-locle-suisse
- fondationlecorbusier.fr/wp-content/uploads/2024/05/plan-des-sites-le-corbusier-fr-2024-flc
- artribune.com/progettazione/architettura/2025/08/la-chaux-de-fonds-le-corbusier/
- fondationlecorbusier.fr/en/work-architecture/achievements-favre-jacot-villa-le-locle-switz
Résidence privée habitée : elle ne se visite pas. Elle est placée sans adresse, d'après une source publique, au quartier ou à la ville.