🇨🇭Suisse·Ouvert au public

Viktoriahaus et Tropenhaus du Jardin botanique de l'Université de Bâle

Bâle, Bâle-Ville

Fiche mise à jour le 30 septembre 2026

« Une coupole de fer et de verre de 1898 bâtie pour le nénuphar géant, aujourd'hui voisine d'un Tropenhaus neuf doté d'une serre de forêt de nuages. »
Année
1898 (Viktoriahaus) ; 2023 (Tropenhaus)
Architecte
Fistarol Sintzel Jacobs (Tropenhaus) ; Viktoriahaus : non précisé
Style
Coupole de fer et de verre de 1898 ; serres contemporaines de 2023
Dimensions
Tropenhaus à trois nefs sur les fondations de 1965 ; bassin tropical de 35 000 litres
Statut
Ouvert au public

Au pied de la porte Spalentor, le jardin botanique de l'Université de Bâle réunit deux époques de serres. Le Viktoriahaus, coupole de fer et de verre construite en 1898 pour le nénuphar géant Victoria, a été restauré à l'identique au milieu des années 1990 et reste l'une des rares serres de ce type conservées en Europe. À ses côtés, le Tropenhaus, reconstruit entre 2019 et 2023 par le bureau bâlois Fistarol Sintzel Jacobs sur les fondations de celui de 1965, comprend une serre de forêt de nuages accessible au public, un bassin tropical et une collection d'orchidées.

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Pour approfondir

Histoire

1 min

Fondé en 1589 comme jardin de plantes médicinales de la faculté de médecine, le jardin botanique de Bâle passe pour le plus ancien de Suisse et change plusieurs fois de site : le Rheinsprung, un ancien jardin conventuel près de la Predigerkirche (1692), puis la porte d'Äschen en 1836. Il s'installe à son emplacement actuel en 1897, à côté du nouvel institut botanique, sur l'ancien cimetière du Spalengottesacker (1824-1868), en vue de la porte Spalentor.

Le Viktoriahaus est construit en 1898, lors de ce déménagement, expressément pour le nénuphar géant Victoria regia ; il fut longtemps l'attraction principale du jardin. Le plan à coupole et à symétrie centrale s'inspire des serres de Joseph Paxton, conçues à l'origine pour cette même plante. La rouille finit par ronger l'armature et abîmer les vitrages. L'édifice, reconnu comme un ouvrage de fer et de verre de valeur historique, est alors restauré à l'identique ; les sources donnent 1995 ou 1996 pour cette opération.

Le Tropenhaus voisin, élevé en 1965, cède la place, à partir de l'automne 2019, à un bâtiment neuf du bureau bâlois Fistarol Sintzel Jacobs, construit sur les fondations et le plan à trois nefs de l'ancien. Le chantier dure jusqu'au printemps 2023 ; l'inauguration officielle a lieu le 26 mai 2023 et la journée portes ouvertes le lendemain. Le budget s'élève à environ 10 millions de francs suisses selon le jardin, 11,2 millions selon la presse, en partie couverts par des dons.

Architecture et technique

1 min

Le Viktoriahaus est un édifice à coupole, symétrique autour d'un bassin central chauffé, dont l'armature de fer et le vitrage évoquent les nervures de la feuille de Victoria. Sa silhouette a inspiré le logo du jardin. Le bassin, chauffé, occupe le centre du bâtiment et reçoit, de mai à septembre, les grandes feuilles flottantes.

Le Tropenhaus de 2023 conserve le principe de trois nefs, mais les volumes sont plus hauts que ceux de 1965, ce qui convient mieux aux plantes tropicales de grande taille. Un foyer d'accueil élargi, avec une grande façade vitrée, est relié à l'entrée réaménagée entre la Spalentor et la serre. La quatrième partie du complexe est le Nebelwaldhaus, serre de forêt de nuages que l'on parcourt à pied ; le climat y est maintenu entre 15 et 25 °C avec environ 90 % d'humidité. Le verre laisse passer les UV, et la végétation y pousse si vigoureusement qu'un tiers doit être retiré chaque année. Des troncs de robinier et de châtaignier tiennent lieu d'arbres pour les épiphytes et les lianes. Un bassin tropical de 35 000 litres et un bac chauffé à 24 °C pour le titan (Amorphophallus titanum) complètent l'ensemble.

Collections végétales

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Dans le Viktoriahaus, le grand bassin reçoit Victoria amazonica ou la plus petite Victoria cruziana, dont les feuilles atteignent deux mètres de diamètre. Autour poussent des palétuviers (Rhizophora mangle, Bruguiera gymnorrhiza), du riz, des fougères flottantes (Acrostichum aureum) et diverses aracées et plantes aquatiques.

Le Tropenhaus présente des bananiers, des palmiers, des arbres bouteille du Brésil, des hévéas et des kapokiers asiatiques, avec une faune vivante : oiseaux, tortues, poissons, rainettes et iguanes. La serre de forêt de nuages abrite orchidées, fuchsias, broméliacées et mousses. Un Titanwurz y a fleuri fin juin 2023, peu après l'ouverture, et un palmier de huit mètres a été déplacé pendant le chantier. Les autres serres du jardin sont le Sukkulentenhaus, le Namibiahaus, le Mooshüsli et le Kalthaus ; le jardin cultive plus de 7 500 espèces.

Visiter

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Le jardin se trouve à côté de la Spalentor, l'une des anciennes portes de la ville, et jouxte plusieurs bâtiments universitaires. Les deux serres principales se visitent en une heure environ, davantage si l'on parcourt aussi les autres serres et les collections de plein air.

De mai à septembre, les grandes feuilles de Victoria dominent le bassin du Viktoriahaus, ce qui en fait la période la plus spectaculaire pour cette serre. Le Tropenhaus se prête à une visite toute l'année. La vieille ville de Bâle, toute proche, offre un prolongement naturel.

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47.56° N, 7.58° E

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Sources (8)

  1. botgarten.unibas.ch/en/garden/greenhouses/victoria-greenhouse/
  2. botgarten.unibas.ch/viktoriahaus/index.php
  3. botgarten.unibas.ch/de/neubau-tropenhaus-2019-2023/
  4. botgarten.unibas.ch/en/garden/greenhouses/
  5. de.wikipedia.org/wiki/Botanischer_Garten_der_Universit%C3%A4t_Basel
  6. swissinfo.ch/ger/die-wurzeln-der-botanischen-gaerten/3356132
  7. nau.ch/ort/basel/das-neue-tropenhaus-im-botanischen-garten-basel-ist-eroffnet-66503837
  8. beobachter.ch/die-welt-im-glashaus-15617