Serres du Chelsea Physic Garden
Chelsea, Londres (Kensington et Chelsea)

Fiche mise à jour le 5 octobre 2026
- Année
- 1902
- Architecte
- Foster & Pearson (constructeur)
- Style
- Ensemble de serres en teck du début du XXe siècle adossées aux murs d'un jardin clos
- Dimensions
- Sept serres
- Statut
- Ouvert au public (serres restaurées, rouvertes en septembre 2023)
Fondé en 1673 par la Société des apothicaires au bord de la Tamise, le Chelsea Physic Garden conserve un ensemble de sept serres, dont une gamme en teck de Birmanie installée en 1902 par le constructeur Foster & Pearson. Touchées par le Blitz en 1941 puis usées par un siècle d'usage continu, elles ont été restaurées de 2021 à 2023 et rouvertes en septembre 2023, pour les 350 ans du jardin. Elles abritent environ 1 200 plantes, du couloir tropical aux pélargoniums, aux plantes des îles atlantiques et à la fougeraie froide.
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Histoire
1 min
La Worshipful Society of Apothecaries crée en 1673, au bord de la Tamise, un jardin destiné à la culture des plantes médicinales. Hans Sloane y fait son apprentissage dans les années 1680 ; en 1722, devenu propriétaire du manoir de Chelsea, il loue le jardin à la Société pour 5 livres par an. La culture sous verre y est très ancienne et le jardin passe pour avoir possédé la première serre chauffée d'Angleterre. Les dates diffèrent selon les sources : le jardin mentionne une première serre chauffée par un poêle vers 1680-1681 et une serre chauffée construite en 1723 pour les fruits tropicaux comme l'ananas, tandis qu'un autre récit fait de cette dernière la première. Une orangerie et des serres sont bâties en 1732.
En 1902, une nouvelle gamme de serres en teck de Birmanie, œuvre du constructeur Foster & Pearson, est installée pour accueillir une collection venue du monde entier. Elle reçoit un coup direct pendant le Blitz, en 1941 : selon le jardin, la structure résiste mais les vitrages doivent être remplacés.
Après un siècle d'usage continu, les vitres fuient et le bois pourrit. Le jardin lance en 2019 un grand projet de restauration, financé par le National Lottery Heritage Fund ainsi que par des donateurs, des fondations et des trusts, pour un total de 3,2 millions de livres. Les travaux se déroulent de 2021 à 2023 ; la fougeraie froide rouvre la première, et l'ensemble est rendu au public en septembre 2023, l'année des 350 ans du jardin.


Architecture et technique
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Les serres s'appuient sur les murs de brique du jardin clos. La gamme de 1902 est construite en teck de Birmanie, un bois aujourd'hui protégé : lors de la restauration, les restaurateurs n'ont donc pas pu le réemployer et ont greffé, de manière presque invisible, du châtaignier britannique dans les parties abîmées des châssis, afin de conserver autant de matériaux d'origine que possible.
L'ensemble compte sept serres. Le couloir tropical, étroit, longe le mur de brique exposé au sud et reste au-dessus de 15 °C toute l'année ; la restauration y a ajouté une brumisation qui accentue l'humidité tropicale. La fougeraie froide, que l'on date du XIXe siècle, occupe le mur ouest. Viennent s'y ajouter une serre des pélargoniums, une serre des îles atlantiques et la serre de multiplication, sortie des coulisses pour montrer aux visiteurs l'ensemble du cycle de vie des plantes. Les travaux ont aussi repris les allées pour faciliter l'accès et ajouté une signalétique qui explique le rôle de chaque espace.


Collections végétales
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Les serres abritent environ 1 200 plantes, pour la plupart en pots individuels, présentées selon les usages que l'homme leur a trouvés, en premier lieu comme sources de remèdes. Le couloir tropical réunit des plantes alimentaires, médicinales et utiles des régions équatoriales : caféier, cacaoyer, manguier, bananiers et orchidées, parmi lesquelles le vanillier, seule orchidée à fruit comestible.
La serre des pélargoniums présente des espèces d'Afrique du Sud, d'Australie et de Turquie, dans la lignée du jardinier en chef Philip Miller qui recensait déjà une cinquantaine d'espèces de Geraniaceae en 1724. La serre des îles atlantiques montre des plantes rares des Canaries, de Madère et des Açores, et la fougeraie froide présente notamment des espèces aquatiques comme la fougère flottante. Une zone signalée par des avertissements regroupe des plantes toxiques.

Visiter
1 min
Le jardin clos de quatre acres, sur le quai de Chelsea, se cache derrière de hauts murs que signalent seulement une petite porte et un panneau. Les serres s'alignent contre ses murs ; des bancs les jalonnent et le jardin dispose d'un café. Le jardin, qui réunit plus de 4 500 espèces, mérite une visite au-delà des serres. Il ouvre parfois gratuitement lors de journées spéciales, notamment pendant le Chelsea History Festival. À Londres, la visite se complète par d'autres serres de cet atlas : le Barbican Conservatory, la serre de Chiswick House ou celles de Kew.
51.48° N, 0.16° O
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Sources (7)
- chelseaphysicgarden.co.uk/about/history/
- chelseaphysicgarden.co.uk/about/glasshouse-restoration-project/
- ianvisits.co.uk/articles/free-entry-to-the-chelsea-physic-garden-to-see-the-restored-glass
- programme.openhouse.org.uk/listings/13113
- gardensillustrated.com/features/chelsea-physic-garden-350
- thepaintboxgarden.com/touring-the-chelsea-physic-garden/
- openstreetmap.org/way/204991281