🇬🇧Royaume-Uni·Jardins ouverts au public

Orangerie et serres chaudes du jardin clos de Ripley Castle

Ripley, près de Harrogate (Yorkshire du Nord)

Fiche mise à jour le 5 octobre 2026

« Ses jardiniers y cultivaient bananes, papayes et ananas, dont une variété, la 'Ripley Queen', perpétue encore le souvenir. »
Année
1817-1818
Architecte
William Belwood (orangerie, vers 1785)
Style
Orangerie classique à pilastres ioniques, couverte de verre en 1817-1818 et flanquée de serres
Statut
Jardins ouverts au public

Dans le jardin clos de Ripley Castle, demeure des Ingilby près de Harrogate, une orangerie classique attribuée à l'architecte William Belwood, vers 1785, reçut en 1817-1818 un toit de verre qui en fit un palmarium, tandis que deux longues rangées de serres la reliaient à ses pavillons. Au XIXe siècle, les jardiniers en chef y firent mûrir bananes, fruits de la passion, papayes et ananas. Classé au grade II* et longtemps inscrit au registre du patrimoine en péril, l'ensemble a été réparé grâce à une subvention de 343 000 livres d'Historic England ; on y cultive toujours de nombreuses plantes frileuses.

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Itinéraire
Pour approfondir

Histoire

1 min

Ripley Castle est la demeure des Ingilby. Les comptes du domaine montrent que l'on songeait déjà aux serres chaudes en 1781, quand un certain Isaac Whitelock fut payé une livre et un shilling pour le plan d'une serre. Vers 1785, l'architecte William Belwood, natif d'York, dessine pour Sir John Ingilby l'ensemble des bâtiments du jardin : une orangerie entre deux pavillons ; les comptes lui attribuent au moins 734 livres d'honoraires.

En 1817-1818, Sir William Amcotts Ingilby couvre l'orangerie d'un toit de verre, qui la transforme en palmarium, et la relie aux pavillons par deux longues rangées de serres. L'un des pavillons sert de salon de thé avant d'abriter la pompe à incendie du domaine ; l'autre figure comme volière sur la carte de 1847, puis devient fruitier et enfin court de squash. Un nouveau chauffage est installé au début des années 1870 ; au début des années 1880, une rangée de serres est reconstruite avec le vitrage breveté Helliwell, et en 1890 l'autre est mise en vente pour être remplacée à son tour. L'une des deux rangées, encore visible sur la carte de 1909, disparaît vers l'époque de la Première Guerre mondiale.

L'orangerie, les pavillons et les serres sont ensuite restés de longues années inscrits au registre du patrimoine en péril d'Historic England. Une subvention de 343 000 livres finance la réparation de l'orangerie, de la remise de la pompe à incendie, des pavillons et des communs ; un historien des jardins la décrivait fin 2023 comme récemment restaurée.

Architecture et technique

1 min

L'orangerie de Belwood s'ouvre par des baies cintrées séparées de pilastres ioniques cannelés, sous une balustrade. Les deux pavillons qui l'encadrent reprennent le même vocabulaire classique. Le toit de verre posé en 1817-1818 a fait de cette orangerie maçonnée un véritable palmarium, au centre d'une composition symétrique.

En mars 1899, le Journal of Horticulture décrit onze sections de serres : l'orangerie au centre et cinq compartiments de chaque côté, chacun voué à une culture précise. Dès 1880, Morris, dans ses Picturesque Views, les jugeait à peine égalées dans le royaume. Une seule des deux rangées subsiste aujourd'hui. Les anciens logements des jardiniers et les remises adossés à l'arrière de l'orangerie et des serres ont été reconvertis lors de la dernière campagne de travaux, et la ligne de toit porte des épis en forme de hure de sanglier et d'écureuil.

L'orangerie, la remise de la pompe à incendie, les pavillons et les communs sont classés ensemble au grade II*, rang qui les place parmi les 10 % des bâtiments historiques les plus importants du pays.

Collections végétales

1 min

Les serres de Ripley doivent leur renommée à une lignée de jardiniers en chef. En 1833, Thomas Henderson y cultive la pomme-liane (Passiflora laurifolia). Son successeur, G. M. Elliott, produit pour la table bananes et fruits de la passion, se fait une réputation avec la papaye, qu'il présente aux concours de la Société d'horticulture de Londres et décrit dans un long article du Gardener's Magazine de Loudon ; il hybride aussi des ananas, dont la variété 'Prince President'. Le nom de l'ananas 'Ripley Queen', toujours cultivé dans le commerce, garde le souvenir de ces cultures.

En 1899, une section entière est vouée au rosier 'Maréchal Niel', trois autres au raisin de primeur, de saison et tardif, d'autres encore aux pêchers, nectariniers et figuiers ; les ananas ont alors cédé la place aux tomates d'hiver. Aujourd'hui, les serres abritent une vaste gamme de plantes frileuses, dont beaucoup proviennent du jardin botanique de l'université de Hull à Cottingham, recueillies en 1991 quand celui-ci était menacé par un projet immobilier. Le jardin conserve aussi l'une des collections nationales de jacinthes.

Visiter

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Les jardins et le parc de Ripley Castle sont ouverts tous les jours, l'entrée se faisant par le café Grindhus, et les chiens tenus en laisse y sont admis, mais pas dans le parc aux daims. L'orangerie et ses serres occupent le jardin clos ; une heure environ permet de les parcourir avec les plates-bandes voisines, sans oublier les deux pavillons de Belwood qui les encadrent, dont celui qui abrite l'ancienne pompe à incendie du domaine. La visite guidée du château, le village de Ripley et, certains dimanches, le marché mensuel organisé par le domaine complètent la sortie.

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54.04° N, 1.57° O

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Sources (4)

  1. ripleycastle.co.uk/news/historic-england-awards-repair-grant-to-ripley-castle/
  2. ripleycastle.co.uk/
  3. thegardenhistory.blog/2023/12/09/ripley-castle/
  4. wikidata.org/wiki/Q17536636