Serres du jardin botanique d'Oxford (Oxford Botanic Garden)
Oxford, Oxfordshire
Fiche mise à jour le 5 octobre 2026
- Année
- 1851 · reconstruites en 1893, 1949 et 1972
- Style
- Rangée de serres le long du mur est du jardin clos du XVIIe siècle
- Dimensions
- Six serres ; jardin de 1,8 ha
- Statut
- Ouvertes au public
Fondé en 1621 grâce aux 5 000 livres d'Henry Danvers, comte de Danby, le jardin botanique de l'université d'Oxford aligne ses serres contre la face extérieure de son mur est, face à la pelouse qui descend vers la rivière. Elles reprennent le tracé de celles que fit élever en 1851 le professeur de botanique Charles Daubeny, après une visite à Chatsworth où Joseph Paxton avait réussi la culture de Victoria amazonica, et ont été reconstruites en 1893, 1949 et 1972. Le bassin de 1851 en est la partie la plus ancienne ; six serres présentent nénuphars géants, plantes carnivores, forêt de nuages, plantes utiles tropicales, flore aride et agrumes.
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Histoire
1 min
En 1621, Henry Danvers, premier comte de Danby, donne 5 000 livres pour créer à Oxford un jardin de plantes médicinales. Les murs sont élevés dans les années 1620, puis les portes au début des années 1630 par Nicholas Stone, maître maçon d'Inigo Jones, dont la Danby Gate de 1632-1633. Le premier jardinier, Jacob Bobart, publie en 1648 un catalogue des plantes du jardin.
L'Oxford Almanac de 1766 représente les premières serres réussies du jardin, des constructions adossées qui durent jusqu'au milieu du XIXe siècle. En 1851, Charles Daubeny, professeur de botanique et conservateur du jardin de 1834 à 1867, fait construire une serre aux nénuphars au retour d'une visite à Chatsworth, où Joseph Paxton avait réussi pour la première fois en Grande-Bretagne la culture de Victoria amazonica. Les visiteurs payaient alors un shilling pour admirer le nénuphar géant. Un nymphéa multiplié pour la première fois à Oxford en 1874 porte le nom du professeur : Nymphaea × daubenyana.
La rangée de serres construite sur le tracé de celles de Daubeny est rebâtie en 1893, en 1949 et en 1972 ; le conservatoire actuel est une réplique en aluminium de la serre en bois de 1893. Le bassin de 1851 demeure la plus ancienne partie de l'ensemble. À l'été 2018, Victoria amazonica y fleurit de nouveau, aux côtés de Victoria cruziana, l'espèce que le jardin cultive le plus régulièrement.


Architecture et technique
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Les serres occupent presque toute la face extérieure du mur est du jardin clos, face à la pelouse qui descend jusqu'à la rivière. Ce mur appartient à l'enceinte en pierre de taille du XVIIe siècle, longue de 100 mètres et haute de 5 mètres, commencée par Nicholas Stone en 1623 et protégée au grade I, tout comme la Danby Gate, porte maniériste à deux niveaux.
Bâtie sur le plan des serres de 1851, la rangée actuelle est le fruit de reconstructions successives, la dernière en 1972. Le registre des parcs et jardins historiques y décrit une serre à palmiers, une serre tropicale aux nénuphars, une serre à plantes succulentes, des locaux de service et des rempotoirs ; la serre à palmiers est la plus grande du jardin. Le conservatoire reproduit en aluminium la serre en bois de 1893.
Au centre de la serre aux nénuphars, le bassin tropical aménagé en 1851 est la plus ancienne partie conservée des serres. Le jardin présente aujourd'hui six espaces sous verre : le conservatoire, la forêt de nuages, la serre aux nénuphars, la serre des plantes carnivores, la serre de la forêt tropicale et la serre aride, chacune consacrée à un milieu ou à un groupe de plantes.


Collections végétales
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La serre aux nénuphars, la plus emblématique du jardin, entoure un bassin tropical où poussent Victoria cruziana, cultivée plus régulièrement que V. amazonica, Nymphaea × daubenyana, le lotus sacré, le riz et des bananiers ; faute des coléoptères qui la pollinisent dans la nature, absents du Royaume-Uni, V. amazonica doit être pollinisée à la main.
La serre de la forêt tropicale réunit des plantes utiles et médicinales : cacaoyer, caféier, hévéa, avocatier, cannelier, canne à sucre, ananas, papayer, gingembre, cardamome, plantain et vanille. La forêt de nuages abrite des Nepenthes et des fougères, dont des Platycerium épiphytes, et sert à des recherches menées avec le département de biologie de l'université. La serre des carnivores présente grassettes, Sarracenia, dionées et utriculaires ; la serre aride, des euphorbes géantes et des cactus de plus de six mètres, exemples de convergence évolutive. Dans le conservatoire, les agrumes, cultivés au jardin depuis le XVIIe siècle, côtoient des floraisons de saison.


Visiter
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On entre au jardin botanique par la Danby Gate. Ses 1,8 hectare réunissent plus de 5 000 espèces ; les serres s'alignent le long du mur est, entre le jardin clos et la pelouse qui descend vers la rivière, et se parcourent l'une après l'autre, du conservatoire à la serre aride. Le conservatoire accueille des présentations saisonnières, primevères, abutilons, fuchsias ou achimenes, et sert aussi de cadre à des événements. Le même établissement gère l'arboretum Harcourt, à une dizaine de kilomètres au sud d'Oxford, qui complète la visite.
51.75° N, 1.25° O
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