Serres du XIXe siècle de l'Orto Botanico de Padoue (Serre ottocentesche)
Padoue, Vénétie

Fiche mise à jour le 5 octobre 2026
- Année
- 1808-1814
- Architecte
- Antonio Noale, d'après les directives d'Alessandro Barca
- Style
- Serres néogothiques en fonte, verre et pierre
- Statut
- Ouvert au public (restaurées en 2019)
À droite de la maison du préfet, dans le jardin botanique fondé en 1545 par l'université de Padoue et inscrit au patrimoine mondial en 1997, s'alignent les serres du XIXe siècle. Projetées en 1804 par l'architecte Antonio Noale sur les indications du chimiste Alessandro Barca, bâties entre 1808 et 1814, sous la domination française puis autrichienne, elles associent arcs en ogive et piliers de fonte à motifs végétaux. Restaurées entre 2016 et 2019, elles abritent une serre Liberty à la végétation luxuriante et une collection de plantes carnivores.
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Histoire
1 min
Le jardin botanique de Padoue naît en 1545 d'un décret de la République de Venise, comme jardin de plantes médicinales au service de l'enseignement universitaire. Toujours sur son terrain d'origine, il est inscrit en 1997 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Au début du XIXe siècle, le jardin se dote de locaux destinés à acclimater et à protéger les plantes délicates. Le projet remonte à 1804 : l'architecte Antonio Noale en dirige la réalisation en suivant les directives d'Alessandro Barca, chimiste et directeur de l'école d'architecture de l'université de Padoue. Les travaux commencent en 1808, pendant la domination française, et s'achèvent sous l'administration des Habsbourg ; le site officiel du jardin situe la construction entre 1808 et 1814. Au fil des décennies, les serres sont modifiées pour suivre les besoins nouveaux et les progrès techniques.
Au XXIe siècle, l'université de Padoue lance leur réhabilitation dans le cadre d'un programme plus large de restauration et d'extension du jardin. Les études et le projet d'exécution sont menés entre 2016 et 2018, en deux lots : l'un pour le bâtiment des serres, l'autre pour les menuiseries et l'entretien des structures apparentes. Achevée en 2019, cette restauration conservatoire a rendu aux serres leur aspect d'origine tout en les ouvrant à de nouveaux usages.


Architecture et technique
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Les serres s'étirent à droite de la maison du préfet ; la première, côté ouest, se trouve juste après la porte Nord du jardin. L'ensemble se compose de trois grandes salles, séparées par des pièces intermédiaires plus petites, largement vitrées selon un modèle d'inspiration française.
La serre dite Liberty conserve d'élégants arcs en ogive et des piliers de fonte ornés de motifs végétaux, posés sur de fins supports de pierre. Sous le sol de terre cuite, d'anciens conduits distribuaient l'air chaud ; la première serre garde encore ce pavement d'origine.
La restauration a cherché à préserver ces signes historiques, les conduits souterrains comme les structures de fonte, qui ont été assainies, tout en ajoutant les installations nécessaires à l'usage du bâtiment et en supprimant les obstacles à l'accessibilité. Le bâtiment a été partagé selon les fonctions : les pièces situées à l'arrière servent au personnel pour l'étiquetage et le nettoyage des semences, tandis que les salles de la façade principale sont devenues des serres ouvertes aux visiteurs.
Collections végétales
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La première des serres présente une collection abondante de plantes carnivores d'origines variées, réunies par un même besoin de milieux marécageux, acides et pauvres en azote. Ces plantes pratiquent la photosynthèse mais complètent leurs apports minéraux en capturant et en digérant insectes et petits animaux. Le site officiel cite notamment des dionées, des droséras, des sarracénies et Proboscidea louisianica.
La serre Liberty, elle, offre une végétation verte et luxuriante. En hiver, la troisième des serres du XIXe siècle accueille la collection de plantes succulentes, qui retrouve à la belle saison la reconstitution d'un milieu désertique aménagée près de la maison du préfet. L'ensemble du jardin réunit environ 3 500 espèces venues du monde entier.
Visiter
1 min
Les serres se trouvent dans la partie historique du jardin, près de la porte Nord, non loin de la serre octogonale qui protège le palmier de Goethe, planté en 1585 et considéré comme la plus ancienne plante du jardin. La visite peut se faire librement, avec audioguide, ou en groupe guidé.
La visite des serres et du jardin de la Renaissance qui les jouxte peut se prolonger avec le Giardino della Biodiversità, les grandes serres contemporaines ouvertes en 2014 dans le même enclos. Les serres du XIXe siècle offrent un contrepoint saisissant à ces volumes modernes. La vaste place du Prato della Valle se trouve à quelques minutes à pied.
45.40° N, 11.88° E
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