Serre Scopoliane de l'Orto botanico de Pavie
Pavie, Lombardie
Fiche mise à jour le 1er octobre 2026
- Année
- 1776
- Architecte
- Giuseppe Piermarini (projet), Leopoldo Pollack, Luigi Canonica
- Style
- Serres néoclassiques à charpente de bois, remaniées en pierre et fer
- Dimensions
- ≈52 × 7 m (aile des succulentes et cycadales, selon Wikipédia en)
- Statut
- Ouvert au public
Le jardin botanique de l'université de Pavie, installé dans son site actuel dans les années 1770 sous Marie-Thérèse, possède des serres dont la construction débute en 1776 sous la direction de Valentino Brusati, sur un projet de Giuseppe Piermarini remanié ensuite par Leopoldo Pollack. Conçues d'abord en bois et grandes vitres obliques exposées au sud, elles ont été partiellement reconstruites en pierre et en fer par Luigi Canonica au début du XIXe siècle. Leur nom rend hommage à Giovanni Antonio Scopoli, qui enseigna à Pavie de 1777 à 1788. Elles abritent aujourd'hui des cycadales et une collection de succulentes, complétées par une serre tropicale de 1974.
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Histoire
1 min
Le jardin botanique de Pavie descend de l'ancien jardin des simples de l'université. Dans le cadre de la réforme de l'ateneo voulue par l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, il est transféré entre 1772 et 1774 sur son site actuel, l'ancien presbytère de Sant'Epifanio ; les travaux du jardin commencent en 1773 et s'achèvent en 1775, et Fulgenzio Vitman est présenté comme le fondateur du jardin.
En 1776, Valentino Brusati lance la construction de grandes serres en bois, d'après un projet de l'architecte Giuseppe Piermarini, que Leopoldo Pollack modifie par la suite. Elles portent aujourd'hui le nom de Giovanni Antonio Scopoli, médecin et botaniste qui enseigna à Pavie de 1777 à 1788 et réorganisa le tracé du jardin. Domenico Nocca, directeur jusqu'en 1826, reconstruit ces serres et y ajoute des plates-bandes couvertes, les « pulvilli » ; Luigi Canonica remplace au début du XIXe siècle la partie orientale, vitrée à l'origine, par une construction en pierre et en fer.
À partir de 1882, Giovanni Briosi réorganise les collections par zones géographiques et climatiques et fait bâtir d'autres serres pour les plantes exotiques et tropicales ; la serre froide Briosi, construite entre 1883 et 1919, est plus tard restaurée par Ruggero Tomaselli. Ce dernier, directeur de 1964 à 1982, fait élever la serre tropicale en 1974. Le jardin rejoint le système muséal de l'université en 2017.
Architecture et technique
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Les serres Scopoliane se composent de deux ailes rectilignes réunies en leur milieu par un corps central. À l'origine, la couverture est en bois, avec de grands vitrages inclinés tournés vers le sud . Cette conception initiale est attribuée à Giuseppe Piermarini, l'architecte du Teatro alla Scala de Milan, puis modifiée par Leopoldo Pollack.
Le début du XIXe siècle apporte un changement de matériaux : Luigi Canonica transforme l'aile orientale en remplaçant les vitrages d'origine par une structure de pierre et de fer. Seul le côté occidental conserve aujourd'hui ses vitres d'origine. Une plaque à l'entrée porte un fragment du poème arcadien « Invito a Lesbia Cidonia » de Lorenzo Mascheroni. Wikipédia en indique pour l'ensemble des dimensions de 171 pieds sur 23, soit environ 52 m sur 7 m ; cette mesure n'a pas été recoupée dans une autre source.
À côté de ce corps historique, le jardin compte la serre Briosi, serre froide du XIXe siècle, et la serre tropicale Tomaselli de 1974, bâtiment moderne en verre et métal dont les massifs périphériques entourent un long bassin central bordé de deux plans d'eau, dont l'évaporation entretient l'humidité.
Collections végétales
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L'aile orientale des serres Scopoliane accueille les cycadales, dont la collection a été réorganisée dans les années 1970 ; l'aile occidentale est consacrée aux plantes succulentes. Selon Wikipédia en, la collection de succulentes dépasse 500 espèces, avec des cactus rares et des exemplaires de Welwitschia mirabilis, la plante désertique de Namibie.
La serre froide Briosi présente des plantes de climat méditerranéen, aromatiques, fruitières, à bois ou ornementales. La serre tropicale de 1974 reproduit un climat tropical chaud et humide : on y trouve notamment des Arécacées, des Aracées, des Euphorbiacées, des Liliacées et des Marantacées, ainsi que des ptéridophytes. Une petite serre vitrée de métal, construite vers les années 1970 au sud du bâtiment principal et d'abord destinée aux broméliacées américaines, abrite maintenant les orchidées tropicales (Paphiopedilum, Phalaenopsis, Vanda, Vanilla et d'autres genres).
Le jardin cultive aussi, en plein air, le « thé de Pavie » (Camellia sinensis 'Ticinensis'), présent depuis 1920 selon Wikipédia en.
Visiter
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Le jardin se trouve en plein centre de Pavie, via Sant'Epifanio, et couvre environ deux hectares pour quelque 2 000 espèces. Les serres Scopoliane se visitent en même temps que le parcours extérieur, qui rassemble roseraie, plantes médicinales, plantes de tourbière et collections méditerranéennes.
Prévoir environ une heure pour parcourir le jardin et les trois ou quatre serres, davantage pour s'arrêter devant les cycadales et les succulentes. La serre tropicale Tomaselli et la petite serre aux orchidées complètent la visite et restent agréables à parcourir hors de la belle saison, tandis que les massifs extérieurs se découvrent plutôt au printemps et en été. Depuis 2017, le jardin fait partie du système muséal de l'université de Pavie, ce qui invite à le rapprocher des autres collections universitaires de la ville.
45.19° N, 9.16° E
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