VERRIÈRE
FREN
🇫🇷France·Disparue

Centre scientifique de la Main-d'œuvre

Square Jean Thébaud, Paris 15e arrondissement

Sources consultées en novembre 2026

« Le réaménagement par Le Corbusier d'anciens locaux de la France Mutualiste, à Paris, pour l'une des premières grandes initiatives de lutte contre le chômage ; le bâtiment a été détruit. »
Année
1938
Architecte
Le Corbusier
Type
Réaménagement de locaux (centre de lutte contre le chômage)
Accès
Disparu : bâtiment détruit

En 1938, l'association Centre d'Étude du Travail charge Le Corbusier de réaménager, à Paris, les anciens locaux de la France Mutualiste pour le Centre scientifique de la Main-d'œuvre, que patronnent le ministre du Travail et le département de la Seine. Le bâtiment, à deux ailes en équerre, réunissait au rez-de-chaussée un hall d'accueil, des locaux administratifs et des locaux médicaux, et à l'étage surtout des salles de tests et d'examens psychotechniques. Le budget étant faible, Le Corbusier propose d'emblée de réduire ses honoraires. Le bâtiment a été détruit.

Pour approfondir ≈ 1 min de lecture

Histoire

Le Centre scientifique de la Main-d'œuvre est l'une des premières grandes initiatives de lutte contre le chômage. Il a pour parrains le ministre du Travail et le département de la Seine ; une association, le Centre d'Étude du Travail, en assure la gestion, avec à sa tête Philippe Serre, ancien sous-secrétaire d'État au Travail.

En 1938, ce Centre d'Étude du Travail confie à Le Corbusier le réaménagement des anciens locaux de la France Mutualiste, au square Jean Thébaud, entre le 24 rue de Cambronne et la rue Paul Chautard. Le budget est faible, et l'architecte propose d'emblée de réduire ses honoraires. Les plans définitifs sont entérinés courant novembre.

Le bâtiment, dans le 15e arrondissement de Paris, a été détruit.

Architecture

Le bâtiment s'étendait sur deux ailes perpendiculaires et comptait un rez-de-chaussée et un étage. Au rez-de-chaussée, une vaste salle d'accueil occupait le centre, avec les locaux administratifs à gauche et les locaux médicaux à droite. L'étage était consacré pour l'essentiel aux salles de tests et d'examens psychotechniques ; dans l'aile gauche, la salle d'examen collectif se composait de gradins, cinq rangs de quatre places.

Le Corbusier cherche à réduire les coûts, mais il tient à des cloisons insonorisées. L'économie du projet lui impose aussi de l'okoumé pour les placages de bois ; il juge cette essence « démodée et flétrie » et demande à Joseph Savina, le sculpteur de Tréguier avec qui il réalisera plus tard ses sculptures, d'en améliorer le rendu esthétique. Pour le convaincre, il lui écrit qu'il faut le faire « pour la patrie ».

Square Jean Thébaud, Paris 15e arrondissement

Sources (2)

  1. fondationlecorbusier.fr/oeuvre-architecture/realisations-centre-scientifique-de-la-main-do
  2. fondationlecorbusier.fr/en/work-architecture/achievements-centre-scientifique-de-la-main-d