Pavillon Philips, Exposition internationale de 1958
Bruxelles
Sources consultées en novembre 2026
- Année
- 1957-1958
- Architecte
- Le Corbusier
- Type
- Pavillon d'exposition éphémère (disparu)
- Accès
- Démoli le 30 janvier 1959
Pour l'Exposition universelle de 1958, Philips commande à l'atelier de Le Corbusier un pavillon qui montre son savoir-faire en matière de son et de lumière. Conçu avec Iannis Xenakis, il abrite le « Poème électronique », qui mêle architecture, images, lumière et musique. Prévu pour être éphémère, il est démoli le 30 janvier 1959.
Histoire
Philips, qui veut faire valoir son savoir-faire en matière de son et de lumière, commande à l'atelier de Le Corbusier un pavillon pour l'Exposition universelle de Bruxelles, en 1958. Le temps de l'exposition, il abrite un spectacle audiovisuel multimédia qui célèbre les avancées techniques de l'après-guerre.
Le Corbusier imagine un « Poème électronique » : un programme immersif qui mobilise l'architecture, le cinéma et la musique. Il règle lui-même le montage des images et de la lumière et confie la bande sonore électronique à Edgard Varèse. Entre deux séances, on entend Concret PH, pièce électronique que Iannis Xenakis compose à partir des données mathématiques de la construction. Le pavillon, qui représente les Pays-Bas, est l'une des attractions les plus remarquées de l'exposition : 1,5 million de visiteurs assistent à 3 013 séances de huit minutes. Prévu pour être éphémère, il est démoli le 30 janvier 1959.
Architecture
Le Corbusier conçoit l'architecture du pavillon avec Iannis Xenakis, l'un de ses principaux collaborateurs des années 1950. Le plan a la forme d'un « estomac » ; s'y dressent des portiques cylindriques en béton armé posés en V renversé, et des parois courbes faites de nappes de câbles. Vu du dehors, le pavillon ressemble à une vaste tente dont trois pointes s'écartent. Ses 325 haut-parleurs encastrés doivent conduire le spectateur le long de « chemins de sons ».
Visiter
Le pavillon a été démoli après l'exposition ; les films du spectacle sont conservés dans les collections de l'Eye Filmmuseum.
Bruxelles