VERRIÈRE
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🇫🇷France·Résidence privée, ne se visite pas

Villa de Madame de Mandrot (Villa l'Artaude)

Le Pradet

Sources consultées en novembre 2026

« Une maison en L sur un socle de pierre, ouverte au sud sur une terrasse, où Le Corbusier laisse apparents les matériaux locaux, bois et pierre. »
Année
1929-1931
Architecte
Le Corbusier
Type
Maison de vacances (habitation individuelle)
Accès
Propriété privée

En août 1929, Hélène de Mandrot, artiste et mécène, demande à Le Corbusier une petite maison de vacances, qui sera bâtie sur un terrain acheté au Pradet. Les architectes renoncent aux cellules préfabriquées en acier et bâtissent en pierre une maison en L ; à l'ouest, un mur coupe-vent en béton et un pavillon d'amis entourent avec elle une terrasse ouverte sur le paysage. Achevée en juillet 1931, la villa est classée monument historique depuis 1987 et reste une propriété privée.

Résidence privée habitée : elle ne se visite pas. Elle est placée sans adresse, d'après une source publique, au quartier ou à la ville.

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Histoire

C'est au premier congrès des CIAM, en 1928, qu'Hélène de Mandrot, artiste et mécène, fait la connaissance de Le Corbusier : elle accueillait ce congrès dans son château de La Sarraz, en Suisse. Elle lui demande, en août 1929, une petite maison de vacances. Un terrain est acquis au Pradet, et le contrat est signé le 9 juillet 1930 entre elle et les deux architectes, Le Corbusier et Pierre Jeanneret.

Le chantier se termine en juillet 1931, mais des infiltrations d'eau se manifestent rapidement. De 1932 à 1936, plusieurs séries de travaux portent surtout sur l'étanchéité et sur l'enduit des murs extérieurs ; on pose aussi des volets roulants. La maison, abîmée pendant la Seconde Guerre mondiale, exige de nouveaux travaux en 1945. Hélène de Mandrot y habite jusqu'à sa mort, en décembre 1948. Aussi nommée villa l'Artaude, la villa est classée monument historique le 29 décembre 1987.

Architecture

À l'origine, le projet s'inspire des maisons Loucheur et repose sur des cellules préfabriquées en acier. Les pourparlers avec des fabricants de structures métalliques tournent court, et le projet prend une autre direction : on bâtit en matériaux traditionnels, la pierre notamment. La maison s'élève sur un socle de pierre, au point culminant du terrain. En forme de L, elle se poursuit vers l'ouest par un mur coupe-vent en béton et un petit pavillon pour les amis ; ces éléments enserrent la terrasse, qui ouvre largement la vue sur le paysage.

Au sud, la façade, percée de nombreuses fenêtres, donne très largement sur la terrasse. Au nord, la façade n'a pour ouvertures que deux grandes baies vitrées, de chaque côté de la porte d'entrée, et quelques fenêtres qui éclairent le sous-sol ; le reste est aveugle. Un escalier prolonge la porte d'entrée et descend au jardin. La villa date de la même période que la villa Savoye, mais ses façades sont traitées autrement : Le Corbusier laisse ici apparents des matériaux du pays, le bois et la pierre.

La maison n'a qu'un niveau, au-dessus d'un sous-sol qui abrite un atelier d'artiste et le garage. Les pièces à vivre (salle à manger, cuisine) sont au milieu ; sur le petit côté du L se trouvent la chambre de la propriétaire, avec sa salle de bains, et la bibliothèque, tandis que le logement des domestiques occupe l'autre bout. Le pavillon d'amis se limite à une chambre et à des sanitaires. Les planchers de béton armé reposent sur des murs de pierre apparente, maçonnés en opus incertum par des entrepreneurs locaux ; les fenêtres ont des menuiseries métalliques. Deux sculptures de Jacques Lipchitz étaient associées à l'ensemble : Nu couché avec guitare (1928), sur la terrasse, et Le chant des voyelles (1931-1932), posé sur un socle plus loin dans le jardin.

Visiter

La villa est une propriété privée.

Le Pradet

Sources (5)

  1. fondationlecorbusier.fr/oeuvre-architecture/realisations-villa-de-madame-h-de-mandrot-le-p
  2. fondationlecorbusier.fr/en/work-architecture/achievements-villa-de-mandrot-le-pradet-franc
  3. fondationlecorbusier.fr/wp-content/uploads/2024/05/plan-des-sites-le-corbusier-fr-2024-flc
  4. pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00081695
  5. fr.wikipedia.org/wiki/Villa_l'Artaude

Résidence privée habitée : elle ne se visite pas. Elle est placée sans adresse, d'après une source publique, au quartier ou à la ville.