🇮🇹Italie·Ouvert au public

Serres de l'Orto botanico de l'université de Gênes (Hanbury)

Gênes, Ligurie

Fiche mise à jour le 1er octobre 2026

« Un jardin d'un hectare en centre-ville abrite six serres sur trois niveaux, dont une grande serre en maçonnerie commencée en 1859. »
Année
1859 (grande serre) ; reconstruite en 1965
Style
Serres en maçonnerie étagées sur trois niveaux, reconstruites avec régulation automatique
Dimensions
Six serres, environ 1 000 m² sur trois niveaux
Statut
Ouvert au public

Fondé en 1803 par Domenico Viviani, l'Orto botanico de l'université de Gênes occupe environ un hectare derrière le palais universitaire. En 1859, sous la direction de Giuseppe De Notaris, commence la construction d'une grande serre en maçonnerie d'environ mille mètres carrés, reconstruite en 1965 avec une régulation automatique de la ventilation, de la température, de l'arrosage et de l'humidité. L'ensemble compte aujourd'hui six serres, où sont présentés fougères arborescentes, ficus, plantes aquatiques, euphorbes, broméliacées, orchidées et cycadales.

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Itinéraire
Pour approfondir

Histoire

1 min

L'université de Gênes crée son jardin botanique en 1803, sous la direction de Domenico Viviani, sur une petite parcelle de 2 000 m² détachée de l'ancien collège jésuite de Saint-Jérôme, dans le quartier de Balbi. En 1835, l'université acquiert 4 000 m² supplémentaires sur le domaine de Pietraminuta, ce qui crée deux terrasses ; le jardin atteint son étendue actuelle d'environ un hectare en 1865.

Sous Giuseppe De Notaris, directeur de 1839 à 1872, débute en 1859 la construction de la grande serre en maçonnerie, d'environ mille mètres carrés, destinée à accueillir de nombreuses plantes exotiques en pleine terre comme en pot. Ottone Penzig, qui s'associe à Sir Thomas Hanbury, fait ensuite édifier le nouvel Institut botanique (1890-1892), inauguré en 1892 à l'occasion du premier congrès international de botanique tenu en Italie.

Les bombardements de la Seconde Guerre mondiale détruisent l'Institut, dont ne subsistent que les murs périmétriques. Durant les hivers rigoureux, le personnel chauffe les serres en brûlant des herbiers desséchés et des morceaux de bois du musée. Rodolfo Pichi Sermolli, directeur de 1958 à 1972, fait reconstruire la grande serre en 1965 avec des équipements automatisés. Depuis 2006, un important travail de remise en état et de réouverture au public s'appuie sur le personnel universitaire et des bénévoles.

Architecture et technique

1 min

La grande serre de 1859 est décrite comme une construction en maçonnerie d'environ mille mètres carrés ; les sources consultées ne nomment pas son architecte. Elle a été reconstruite en 1965 : le projet de Pichi Sermolli y introduit des technologies jugées avancées pour l'époque, avec commande automatique de la ventilation, de la température, de l'arrosage et de l'humidification.

Le jardin, contraint par un hectare de terrain en pleine ville, s'étage en terrasses, et les serres suivent la même logique : six serres, d'époques différentes, représentent environ 1 000 m² répartis sur trois niveaux. Chacune reproduit une situation écologique distincte : fougeraie, serre à canopée tropicale où poussent de grandes plantes en pleine terre, bassins pour plantes aquatiques, serre des succulentes, serre des plantes herbacées tropicales et serre des cycadales.

On y accède depuis le palais universitaire, en empruntant des espaces en terrasses, près d'un escalier bordé de cyprès centenaires.

Collections végétales

1 min

La collection de fougères, très réputée dans la première moitié du XXe siècle avec plusieurs centaines d'espèces, est en cours de reconstitution ; on y cultive des fougères arborescentes comme Cibotium regale et des raretés telles qu'Angiopteris evecta. Dans la serre à canopée tropicale, de grandes plantes poussent en pleine terre, dont 25 espèces de Ficus et Ravenala madagascariensis.

Une serre aquatique réunit nénuphars ornementaux, jacinthes d'eau et papyrus (Cyperus papyrus). Les succulentes comprennent notamment 30 espèces d'Euphorbia. Les broméliacées et les orchidées occupent la serre des herbacées tropicales, et une dernière serre présente des cycadales. En plein air, le jardin compte environ 4 000 individus pour près de 2 000 taxons, avec des arbres centenaires comme le cèdre du Liban, des cyprès et un séquoia.

Visiter

1 min

Le jardin se trouve dans le centre de Gênes, au corso Dogali, derrière le palais de l'université, et se parcourt en terrasses. La visite des six serres prend en général moins d'une heure ; les groupes peuvent réserver des visites guidées auprès des associations partenaires. La fougeraie, héritière de la collection historique, et la serre tropicale à Ficus sont les deux étapes les plus marquantes.

L'ensemble forme un parcours court, aisé à associer à d'autres visites dans le centre historique de Gênes. Le jardin étant un outil d'enseignement et de recherche, chaque plante porte son nom scientifique, ce qui sert autant les étudiants et botanistes amateurs que les simples visiteurs.

Voir sur le globe interactif

44.42° N, 8.93° E

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Sources (4)

  1. ortobotanico.unige.it/storia
  2. ortobotanicoitalia.it/liguria/genova/
  3. life.unige.it/newsletter_uff/articoli/n15_art4
  4. en.wikipedia.org/wiki/Orto_Botanico_dell%27Universit%C3%A0_di_Genova