VERRIÈRE
FREN
🇫🇷France·Résidence privée, ne se visite pas

Villa Le Sextant

Les Mathes, Charente-Maritime

Sources consultées en novembre 2026

« Une maison de vacances en moellons du pays et en bois, plantée dans le sable de la forêt, sans jardin artificiel, et dont les pièces ne se desservent que par la terrasse et le balcon. »
Année
1934-1935
Architecte
Le Corbusier
Type
Maison de vacances (propriété privée)
Accès
Propriété privée, fermée au public

Albin Stuart Peyron demande à Le Corbusier une maison de vacances sur un terrain acheté en 1934 aux Mathes, près de Royan. Le plan est rectangulaire, les façades sont en moellons du pays, la charpente et les menuiseries en bois, et la façade côté jardin s'ouvre largement sur le paysage. Le budget serré empêche Le Corbusier de venir sur place : un entrepreneur local construit la maison, qui appartient toujours à la famille Peyron.

Résidence privée habitée : elle ne se visite pas. Elle est placée sans adresse, d'après une source publique, au quartier ou à la ville.

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Histoire

Le 7 décembre 1933, à l'inauguration de la Cité de refuge, Albin Stuart Peyron, fils du commanditaire de cet édifice, Albin Peyron, rencontre Le Corbusier et lui parle d'une maison de vacances au bord de la mer. Il achète un terrain aux Mathes, non loin de Royan, en août 1934, puis écrit à l'architecte le 12 décembre 1934 pour lui demander une « maison abandonnée 10 mois l'an, mais où l'on vit deux mois sans arrêt ». La cuisine et les communs doivent être séparés des pièces d'habitation, et les enfants tenus à distance de la terrasse. La famille Peyron y passe ses premières vacances en juillet 1935.

Comme le budget est serré, Le Corbusier ne se rend pas sur le terrain et ne suit pas lui-même le chantier. L'entrepreneur local, Monsieur Beran, réalise la maison et correspond régulièrement avec lui.

Le toit, abîmé pendant la Seconde Guerre mondiale, a été restauré en 1952-1954. La villa appartient toujours à la famille Peyron ; elle est bien conservée et entretenue régulièrement.

Architecture

La maison s'inscrit dans les recherches de Le Corbusier, dans la ligne de la maison Errazuriz et de la villa de Mandrot : valoriser des matériaux traditionnels et locaux, la pierre notamment. « La maison est plantée dans le sable de la forêt ; il n'y a aucun jardin artificiel », écrivent Le Corbusier et Pierre Jeanneret dans l'Œuvre complète.

Le plan est rectangulaire. Côté jardin, la façade s'ouvre largement sur le paysage par de grands pans de verre et un balcon, sauf au droit du mur qui protège les terrasses. Côté rue, c'est l'inverse : les pièces sont fermées par un mur à petites fenêtres, et la terrasse s'ouvre sur la nature.

Au rez-de-chaussée se trouvent la cuisine, une salle de bain et des chambres, ouvertes sur une terrasse. À l'extrémité, près de la cuisine, un escalier monte à la terrasse de l'étage, prolongée par un balcon qui dessert une grande pièce où se trouvent la chambre des parents, celles des enfants et une salle de bain. Faute de portes intérieures, les pièces ne sont accessibles que par la terrasse et le balcon.

Comme on ne l'occupe qu'en été, Le Corbusier prévoit deux cheminées plutôt qu'un chauffage. Le toit s'écarte de la toiture traditionnelle : deux versants se rejoignent vers le milieu, et un collecteur recueille à cet endroit l'eau de pluie. La villa a une cave. Le Corbusier aménage aussi la cuisine et dessine la plaque ornée d'un sextant, posée sur la façade côté rue.

Les façades sont en moellons du pays laissés apparents. La charpente, le balcon et les menuiseries sont en bois, le toit est en Eternit et les cheminées sont en brique.

Visiter

Maison privée, la villa n'est pas ouverte au public.

Les Mathes, Charente-Maritime

Sources (3)

  1. fondationlecorbusier.fr/oeuvre-architecture/realisations-villa-le-sextant-les-mathes-franc
  2. fondationlecorbusier.fr/en/work-architecture/achievements-villa-le-sextant-les-mathes-fran
  3. fondationlecorbusier.fr/wp-content/uploads/2024/05/plan-des-sites-le-corbusier-fr-2024-flc

Résidence privée habitée : elle ne se visite pas. Elle est placée sans adresse, d'après une source publique, au quartier ou à la ville.