Schaugewächshäuser de la Flora et du Jardin botanique de Cologne
Cologne, Rhénanie-du-Nord-Westphalie
Fiche mise à jour le 30 septembre 2026
- Année
- 2026
- Architecte
- Königs Architekten (Cologne)
- Style
- Contemporain, trois ailes à arcs paraboliques en acier et verre
- Dimensions
- ≈3 000 m², trois ailes, hauteur maximale de 16 m
- Statut
- Ouvert au public depuis le 12 juin 2026
Sur l'emplacement des serres des années 1950, fermées en 2016, le jardin botanique de la Flora de Cologne a ouvert le 12 juin 2026 un nouvel ensemble conçu par le bureau colonais Königs Architekten. Trois ailes aux arcs paraboliques d'acier et de verre, sans appui intérieur, abritent une serre tropicale et de plantes utiles, une serre du désert et une orangerie d'expositions, autour de la cour tropicale patrimoniale. Un chemin surélevé monte jusqu'à 5,50 m dans la canopée. Plus de 6 000 espèces des tropiques et des déserts y sont présentées, à côté de la serre subtropicale de 1964 conservée.
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Histoire
1 min
La Flora naît de la disparition de l'ancien jardin botanique de Cologne, proche de la cathédrale, sacrifié à la gare centrale. Le 5 septembre 1862, des citoyens réunis chez Eduard von Oppenheim décident de créer un nouveau jardin ; la société Flora AG est fondée en 1863 et le jardin s'ouvre le 14 août 1864 sur des plans de Peter Joseph Lenné. Son centre est le palais de verre de l'architecte Max Nohl, à la fois palmarium et salle de fête. Un jardin botanique municipal est ajouté au nord en 1914, puis fusionné avec la Flora le 1er janvier 1920.
Le 31 mai 1943, la guerre détruit l'ensemble du jardin. Les premières serres d'après-guerre, disposées en U, sont élevées entre 1950 et 1955 : le petit Tropenhaus (1950), la serre à cactées (1953) et le grand Tropenhaus (1954-1955). S'y ajoutent en 1957 la cour tropicale, aménagée pour la Bundesgartenschau, et en 1964 la serre subtropicale, construite pour le centenaire. Devenues vétustes, les serres de 1950 sont fermées en 2016 et leurs plantes rares déménagées ; les fouilles commencent en 2018, avec une cérémonie de chantier en novembre.
La charpente est posée à l'été 2020. Le 14 août 2020, un cèdre du Liban protégé de la cour tropicale s'abat pendant les travaux, sans doute à la suite d'un orage ; des graines sont recueillies pour une replantation. Le chantier subit les effets de la pandémie, de la volatilité de l'énergie et de la faillite de deux entreprises. Il est achevé au printemps 2025 et les plantes emménagent dès 2023. Selon un quotidien local, l'estimation du coût est passée de 11,3 millions d'euros en 2015 à 19,3 millions en 2021. Le maire Torsten Burmester inaugure l'ensemble le 12 juin 2026.
Architecture et technique
1 min
Les Königs Architekten ont dessiné trois ailes à toiture en arc parabolique, en acier et en verre, construites au même endroit que les anciennes serres et avec une emprise comparable. Les arcs permettent un espace intérieur sans appui et de très petites sections d'acier ; le vitrage est un double vitrage de sécurité avec un film laissant passer les UV. La hauteur maximale, de 16 mètres, est presque le double de celle des serres précédentes. Les trois ailes entourent la cour tropicale patrimoniale, et le passage de liaison est devenu une orangerie pour les expositions temporaires.
À l'intérieur, un chemin surélevé monte jusqu'à 5,50 m à travers la canopée de la serre tropicale, tandis que la serre du désert se parcourt dans un canyon. Trois zones climatiques sont pilotées par une régulation automatique : 20 à 25 °C et 80 % d'humidité pour la serre tropicale et des plantes utiles, au moins 12 °C et 20 à 50 % d'humidité pour la serre du désert. Le chauffage est assuré par un réseau de chaleur neutre en CO2 ; des clapets de ventilation en toiture et sur les côtés, un brumisateur à haute pression et une grande citerne d'eau de pluie sous le bâtiment complètent le dispositif.
Collections végétales
1 min
La Ville annonce plus de 6 000 espèces des tropiques et des déserts de l'Ancien et du Nouveau Monde. La serre tropicale comprend un cours d'eau, des orchidées et des fougères ; la partie consacrée aux plantes utiles montre des épices (girofle, cardamome, cannelle), des cultures tropicales (bananier, cacaoyer, caféier, vanillier), des plantes énergétiques comme le palmier à huile et la canne à sucre, ainsi que des jardins forestiers autochtones de plantes médicinales.
La serre du désert rassemble des cactées et des plantes succulentes d'Amérique et d'Ancien Monde. L'ancienne serre subtropicale de 1964 est conservée ; elle abrite depuis 2000 la collection de camélias de la Flora, distinguée en 2012 comme International Camellia Garden of Excellence. Le jardin fait état de plus de 650 cultivars et d'une cinquantaine d'espèces sauvages.
Visiter
1 min
Les serres se situent dans la partie botanique du site, avec une entrée du côté de la Palmenallee, au nord de la Flora proprement dite. Il faut compter une à deux heures pour le chemin surélevé et les trois serres, davantage en ajoutant les jardins thématiques.
L'hiver est la saison des camélias. La visite se combine avec le parc historique de Lenné et avec le Festsaal restauré de la Flora, terminé en 2014, le zoo de Cologne étant voisin du jardin. L'orangerie qui relie les ailes accueille des expositions temporaires, ce qui peut varier le parcours d'une visite à l'autre.
50.96° N, 6.97° E
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Sources (8)
- stadt-koeln.de/politik-und-verwaltung/presse/mitteilungen/28472/index.html
- stadt-koeln.de/artikel/67655/index.html
- stadt-koeln.de/artikel/20040/index.html
- rheinische-anzeigenblaetter.de/nippes/c-nachrichten/neue-schaugewaechshaeuser-in-der-flora
- citynews-koeln.de/die-neuen-schaugewaechshaeuser-der-koelner-flora-laden-zur-weltreise-ein
- verliebtinkoeln.com/koelner-flora-gewaechshaus-eroeffnung-termin/
- de.wikipedia.org/wiki/Flora_(K%C3%B6ln)
- en.wikipedia.org/wiki/Flora_Botanical_Garden